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Battu jusqu’au sang, douché à l’eau bouillante, forcé à boire son urine : la mère et le beau-père du petit Raul condamnés en Belgique

« Nous avons tenté de rendre à Raul un peu de dignité et de respect, que vous lui avez déniés si odieusement ». La mère et le beau-père de Raul, un enfant de 9 ans retrouvé mort en 2023, ont été condamnés à 30 ans de prison par la cour d’assises de Gand (Belgique), ce mercredi, rapporte l’agence de presse Belga.

Ioana-Maria Micu, la mère du petit garçon, âgée de 33 ans, et Nicusor Ciurcui, son compagnon de 37 ans, beau-père de l’enfant, ont été reconnus coupables de « torture ayant entraîné la mort » dans cette affaire qui a choqué la Belgique.

Le petit garçon mort d’une infection

Le 13 avril 2023, le corps de Raul, 9 ans, avait été repêché dans le Houtdok, dans un état de décomposition avancé, dissimulée dans un sac de sport lesté de pierres. Car en réalité, le petit garçon serait mort quelques mois plus tôt, en janvier, mais les recherches n’avaient débuté qu’après l’alerte donnée par des membres de la famille vivant à l’étranger.

Mais avant de décéder, le petit garçon a subi des années de torture de la part de sa mère et de son beau-père, de nationalité roumaine. Selon sa sœur, Andrea, âgée de 16 ans aujourd’hui, qui s’est constituée partie civile au procès, Raul était régulièrement privé de nourriture, devait boire sa propre urine et battu avec une ceinture jusqu’au sang.

Le petit garçon était forcé de se doucher à l’eau bouillante puis à l’eau glacée, en alternance, à genoux sur des grains de riz sec, les bras levés. S’il avait le malheur de protester, sa mère et son beau-père lui ouvraient la bouche avec un bâton et la remplissaient de papier ou le jeter par la fenêtre. Des violences inouïes qui se sont déroulées sous les yeux de l’adolescente.

Selon les médecins légistes, le petit garçon est décédé des suites d’une infection, survenue notamment en raison de l’urine qu’il a bue. Mais au cours de l’enquête, la version des accusés a évolué. La mère, Ioana-Maria Micu a d’abord nié toute implication, rejetant la faute sur son ex-compagnon. Ce dernier, qui avait pris la fuite avant son interpellation, a accusé sa compagne d’avoir battu et tué l’enfant.

« Ils ont utilisé l’enfant comme un objet »

Mais au cours d’une confrontation, le couple a tenté de rejeter la faute sur la jeune Andrea. Mais lors de ce rendez-vous, ce que Ioana-Maria Micu et Nicusor Ciurcui ne savent pas, c’est qu’ils sont sur écoute depuis plusieurs semaines. Et les enquêteurs ont surpris l’une de leurs conversations durant laquelle ils s’accordent sur leurs versions et vont même jusqu’à rire en repensant à la description des tortures lors des interrogatoires.

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Écouter

À l’issue de leur procès, Ioana-Maria Micu et Nicusor Ciurcui ont été reconnus coupables de « torture ayant entraîné la mort », avec la circonstance aggravante d’avoir agi sur un mineur sur lequel ils exerçaient une autorité. Ils ont été condamnés à la peine maximale, soit 30 ans de prison, ainsi que 15 ans de mise à disposition du tribunal de l’application des peines. « Je ne vois aucune circonstance atténuante », avait insisté la procureure, soulignant la gravité des faits et le manque d’empathie des accusés.

« Vos juges ont fait preuve de sévérité », a lancé la présidente de la cour aux deux accusés. « Vos actes et la manière dont vous les avez commis sont inadmissibles. Nous avons tenté de rendre à Raul un peu de dignité et de respect, que vous lui avez déniés si odieusement. Raul est devenu, d’une certaine manière, un enfant de la société tout entière », a-t-elle ajouté. Dans son verdict, la cour a évoqué « l’horreur insoutenable des faits et la cruauté avec laquelle ils ont été commis ». « Ils ont utilisé l’enfant comme un objet pour déverser violemment leurs frustrations (…) Ces actes défient toute imagination et témoignent d’une lâcheté extrême », a écrit la cour.


Source:

www.leparisien.fr

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