Neuvième, dixième et onzième, ces trois arrondissements parisiens, qui vont du bas de Montmartre à la place de la Nation, sont très différents les uns des autres, aussi bien en ce qui concerne leur ambiance que les populations qu’ils attirent. Ils ont pourtant un point commun : ils se situent tous les trois dans la moyenne des prix parisiens, aux alentours de 10 000 euros le mètre carré.
Un peu à l’écart de l’hypercentre, ils ont vu leurs prix baisser, depuis 2022, plus fortement que d’autres secteurs plus prisés comme les 6e ou 7e arrondissements. Autre caractéristique de ces arrondissements : une très grande hétérogénéité des prix entre les quartiers « gentrifiés » attirant une clientèle plus fortunée et ceux qui restent populaires. « Rien que dans le 10e arrondissement, je compte cinq microquartiers très différents, de Château-d’Eau au canal Saint-Martin en passant par le Faubourg-du-Temple », témoigne, par exemple, Bilal Soudki, conseiller immobilier chez IAD. Entre la Bastille et le quartier de la gare de l’Est ou de la rue de Paradis, ou encore entre Saint-Georges et les rues proches de Belleville, les prix peuvent, en effet, fortement varier.
Le 9e arrondissement est le plus cher de ces trois arrondissements. « C’est un secteur relativement bourgeois avec des étrangers qui achètent, car ils aiment l’atmosphère très parisienne, notamment autour de la place Saint-Georges et de Notre-Dame-de-Lorette », explique Roberta Como, conseillère immobilière chez IAD. Les rues les plus onéreuses vont du sud de la place Pigalle à l’Opéra, alors que les parties limitrophes du Faubourg-Poissonnière et du boulevard Rochechouart sont moins demandées.
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Source:
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