Pour les personnes souffrant de migraines, l’activité physique peut s’avérer un calvaire et augmenter la fréquence et l’intensité des crises. A tel point que beaucoup de malades craignent et évitent toute pratique sportive. Il existe même un terme pour cela: la kinésiophobie, une anxiété anticipative qui pousse l’individu à une hypervigilance et l’empêche de se mettre en mouvement de crainte de déclencher ou d’aggraver ses céphalées.
Quantité de traitements pharmacologiques existent contre la migraine, comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les triptans, ditans, gépants, les antidépresseurs ou encore l’onabotulinumtoxin A. Ils ont montré leur efficacité pour soulager les crises et atténuer la fréquence des migraines.
Une méta-étude aux résultats contre-intuitifs
Seulement, d’un patient à un autre, cette efficacité varie grandement et les effets secondaires de ces médicaments à court ou à long terme sont loin d’être négligeables et peuvent impacter la qualité de vie des migraineux.
Pourtant, comme l’a démontré une méta-analyse publiée dans le journal Headache, signée d’une équipe espagnole de l’Université autonome de Madrid et compilant les résultats de 28 études et 1501 patients souffrants de céphalées (en majorité des femmes), le sport n’est pas forcément l’ennemi du migraineux. Bien au contraire, et cela apparaitra peut-être contre-intuitif à certains malades, si l’activité physique peut déclencher une crise, elle peut également sous certaines circonstances les diminuer et les soulager.
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Le yoga, le meilleur médicament anti-migraine
Ces études randomisées ont comparé l’efficacité d’un traitement médicamenteux à une pratique sportive douce, comme le yoga ou des exercices d’aérobie modérés. Il apparait nettement que le yoga est l’approche la plus efficace pour réduire la fréquence des crises de migraines. Comparée aux divers traitement médicamenteux, la pratique du yoga permet de diminuer de moitié le nombre de jours de migraine.
En outre, elle les rend plus supportables en limitant leur intensité ainsi que leur durée. Sans oublier, et c’est un atout non négligeable, qu’il permet ainsi de se passer de médicaments, augmentant, de fait, la qualité de vie des patients.
Au préalable, et pour ceux affligés d’une kinésiophobie sévère, il pourrait être intéressant de faire appel à un spécialiste kinésithérapeute qui saurait lever les anxiétés et angoisses liées à une pratique sportive et leur permettre ainsi de reprendre goût au sport et au mouvement.
Source:
www.sciencesetavenir.fr


