En pleine controverse, Thélyson Orélien a interrompu sa tournée promotionnelle en France et est rentré au Canada après des accusations selon lesquelles il aurait eu recours à l’intelligence artificielle pour rédiger son dernier roman. L’ouvrage, intitulé «C’était ça ou mourir», figure parmi les succès de la rentrée littéraire et a fait l’objet d’une attention médiatique soutenue depuis sa parution.
La polémique a pris une dimension institutionnelle lorsque le livre a été retiré de la sélection du Prix Goncourt. Cette décision, annoncée par les organisateurs, a privé l’auteur d’une chance de concourir pour l’une des récompenses littéraires les plus suivies du pays et a alimenté les discussions autour des critères de sélection des jurys.
Au-delà des conséquences immédiates pour la carrière de l’écrivain, l’affaire soulève des questions plus larges sur la place de l’intelligence artificielle dans la création littéraire. Les critiques et les professionnels de l’édition confrontent désormais la nécessité d’établir des lignes directrices sur la transparence et la paternité des œuvres quand des outils automatisés interviennent dans le processus d’écriture. Pour les lecteurs, cette controverse amène également à réexaminer les critères d’appréciation d’un texte et la valeur accordée à l’originalité.
Les éléments publics disponibles restent limités et la situation évolue : l’auteur a choisi de regagner le Canada, mettant fin à ses engagements promotionnels en France. Les prochaines étapes dépendront des déclarations éventuelles des parties impliquées et des décisions des acteurs du milieu littéraire. En attendant, la polémique continue d’alimenter le débat sur les frontières entre création humaine et assistance technologique dans la littérature contemporaine.


