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Plus de 40% des contraceptifs combinés jugés inadaptés pour les femmes à risque cardiovasculaire

Plus de 40% des prescriptions de contraceptifs combinés seraient inutiles voire dangereuses pour des femmes cumulant des facteurs de risque cardiovasculaire, avertit la fondation. Agir pour le cœur des femmes met en lumière un déséquilibre entre la pratique clinique et les contre-indications médicales connues, signalant un risque accru d’accident vasculaire cérébral ou d’infarctus chez des patientes présentant notamment hypertension et obésité.

Cette alerte rappelle que la prescription d’un contraceptif contenant des œstrogènes nécessite une évaluation attentive du profil cardiovasculaire. Les conclusions de la fondation indiquent que des femmes présentant plusieurs facteurs de risque recoivent encore des méthodes inadaptées, ce qui expose davantage à des complications thrombo-emboliques. Le constat interpelle la coordination entre médecins prescripteurs, généralistes et spécialistes, et la systématisation du dépistage des facteurs de risque avant mise en route d’un traitement hormonal contraceptif.

Sur le plan clinique, la fondation insiste sur l’importance d’un bilan individualisé : antécédents personnels et familiaux, poids, tension artérielle et autres comorbidités doivent être évalués pour orienter le choix contraceptif. Elle souligne aussi la nécessité d’une information claire pour les patientes afin qu’elles comprennent les risques relatifs liés à chaque option. Pour les femmes à risque élevé, des alternatives non hormonales ou des méthodes progestatives isolées peuvent représenter des options plus sûres et doivent être discutées lors de la consultation.

Au-delà du cabinet médical, cette situation pose une question de santé publique : mieux former les professionnels et renforcer les outils décisionnels pourrait réduire des événements cardiovasculaires évitables chez les femmes en âge de procréer. En appelant à une pratique plus prudente et fondée sur l’évaluation du risque, la fondation vise à limiter les prescriptions inappropriées et à améliorer la sécurité des patientes tout en préservant l’accès à une contraception adaptée.

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