Réautoriser l’acétamipride et permettre le stockage de l’eau est « complètement déconnecté du terrain », s’insurge Louis Dorémus, en charge du plaidoyer à la LPO. « On est en train de s’engager dans une fuite en avant ».
Publié le 21/07/2026 11:15
Temps de lecture : 1min
La loi d’urgence agricole est « une catastrophe », « un recul environnemental conséquent », déplore mardi 21 juillet sur France Inter Louis Dorémus, en charge du plaidoyer à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Le projet de loi a été adopté lundi soir à l’Assemblée nationale au terme d’un débat houleux. Il doit encore être voté mardi au Sénat pour être définitivement adopté.
Deux mesures cristallisent particulièrement les critiques. La première est celle qui donne la possibilité de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France – l’acétamipride et le flupyradifurone – sur décision de l’agence sanitaire Anses. La deuxième est celle qui facilite la construction d’ouvrages de stockage de l’eau pour les agriculteurs.
« C’est complètement déconnecté du terrain, quel que soit le sujet, on est sur des postures politiques très éloignées des réalités et des besoins », déplore Louis Dorémus. Il craint des conséquences sur l’environnement, l’agriculture et « la société toute entière ». « On va perdre en résilience et on va renforcer la vulnérabilité des écosystèmes », alerte-t-il. « On est en train de s’engager dans une fuite en avant. On est extrêmement loin des besoins et de l’urgence climatique et environnementale actuelle. »
Source:
www.franceinfo.fr

