Un nouveau chapitre pour Irak s’ouvre après le départ des forces étrangères : sécurité, équilibres politiques et influences régionales se retrouvent au cœur des priorités nationales. Le retrait met en lumière deux défis récurrents identifiés par les acteurs locaux et internationaux : la possible reprise d’activité de cellules liées à État islamique et la montée en puissance de factions armées proches de Iran. Ces dynamiques compliquent l’exercice du monopole de la force par l’État et entretiennent une atmosphère d’incertitude sécuritaire.
Les zones rurales et certaines périphéries urbaines restent des terrains où des cellules djihadistes peuvent maintenir une présence sporadique. Les autorités de sécurité mettent l’accent sur la nécessité de capacités de renseignement, de patrouilles régulières et de coordination entre forces nationales pour prévenir toute résurgence. Le défi n’est pas seulement militaire : il implique aussi la restauration des services, la gouvernance locale et la lutte contre les facteurs sociaux qui favorisent le recours à la violence.
Parallèlement, le rôle accru des factions armées liées à des acteurs régionaux pèse sur la souveraineté de l’État et sur sa politique étrangère. Ces formations, souvent bien armées et implantées localement, compliquent la normalisation du secteur de la sécurité et peuvent polariser l’espace politique. La question du désarmement, du contrôle des armes et de l’intégration des combattants dans des structures officielles revient régulièrement dans les discussions publiques et institutionnelles.
Pour transformer ce contexte en opportunité de stabilisation, la consolidation des institutions sécuritaires et judiciaires apparaît essentielle, de même que des efforts de réconciliation sociale et de développement. Le soutien technique et politique de la communauté internationale, y compris des initiatives menées par Nations Unies, est souvent évoqué comme un complément aux capacités irakiennes. À terme, la capacité du pays à imposer l’autorité de l’État et à répondre aux fractures internes déterminera son aptitude à éviter un nouvel embrasement régional.


