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Les infections, ce risque oublié derrière « un cancer sur huit »

Un facteur méconnu contribue à une part non négligeable des cas de cancer dans le monde : les infections par certains agents pathogènes. Moins visibles que le tabac, l’alcool ou le surpoids, ces infections sont associées à plusieurs types de tumeurs et restent à la source de millions de diagnostics chaque année. Dans plusieurs cas, des interventions de santé publique permettent néanmoins de limiter ce risque.

Parmi les agents impliqués figurent le virus du papillome humain (HPV), les virus des hépatites B et C, la bactérie Helicobacter pylori et le virus d’Epstein-Barr. Le Centre international de recherche sur le cancer et l’Organisation mondiale de la santé classent plusieurs de ces micro‑organismes comme cancérogènes ou fortement liés à l’apparition de tumeurs. Le HPV est notamment responsable de cancers du col de l’utérus et d’autres localisations, tandis que les hépatites virales sont un facteur majeur de cancer du foie.

La prévention peut passer par des mesures simples et éprouvées : la vaccination contre le HPV et l’hépatite B, le dépistage régulier (dépistage du col de l’utérus), l’accès aux traitements antiviraux pour l’hépatite C et l’éradication de H. pylori lorsque cela est indiqué. Ces leviers combinés réduisent le risque individuel et la charge globale de maladie. Cependant, la mise en œuvre et la couverture restent inégales selon les régions, ce qui limite l’impact de ces stratégies.

Le poids des infections dans la genèse de certains cancers souligne l’importance d’approches intégrées de prévention en santé publique : vaccination, dépistage, amélioration des conditions sanitaires et accès aux soins. Si les facteurs classiques comme le tabac continuent de dominer les politiques anticancer, agir sur les infections offre des opportunités concrètes de réduction des cas évitables et d’atténuation des inégalités entre pays.

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