Alors qu’une canicule frappe la France, la présidente du groupe Rassemblement national à l’Assemblée défend son « plan clim » face au changement climatique sur France Culture.
Publié le 24/06/2026 11:03
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« Les hypothèses [du Giec], prévoir l’avenir du climat, ce n’est pas une difficulté, là où le maillon est faible, c’est au niveau de la décision politique », assure mercredi 24 juin Marine Le Pen, sur France Culture. Selon la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale « rien a été fait » depuis la canicule « mortifère » de 2003.
« Nous avions raison sur un certain nombre de sujets », estime-t-elle, alors que le Rassemblement national est accusé d’avoir changé de position, en pleine canicule, sur les conclusions du Groupe d’experts sur l’évolution du climat que Marine Le Pen qualifiait « d’alarmiste », il y a 3 ans. « Le Giec fait plusieurs hypothèses, il y a des hypothèses extrêmement alarmistes et d’autres qui le sont moins. C’est l’écho médiatique de ces hypothèses qui bien souvent prend l’hypothèse la plus grave », se justifie-t-elle.
« Quand, depuis 20 ans, nous nous opposons aux accords de libre-échange, et qu’on apprend que 50% de notre empreinte carbone est liée aux importations, nous avions raison. Quand nous défendons le nucléaire et l’hydro, […] nous avons raison », argumente-t-elle. Marine Le Pen dit « avoir raison » de défendre son « grand plan clim » pour lutter contre le réchauffement climatique.
« En 2026, il est honteux que des bébés qui naissent dans des hôpitaux, des personnes âgées, des malades, soient obligés de supporter des chaleurs qui tuent, la chaleur extrême tue des gens », dénonce la cheffe de file des députés RN. « Je crois beaucoup au progrès, à la différence des Écologistes, je considère que l’homme a un génie qui fait qu’il arrivera à trouver technologiquement, scientifiquement, les solutions pour pouvoir continuer à vivre dans le confort avec le changement climatique que nous vivons », ajoute-t-elle.
Marine Le Pen fait part, par ailleurs, de son opposition au Fonds vert, qui sert aux collectivités pour la rénovation énergétique des bâtiments : « Le Fonds vert exclut expressément la climatisation, donc ça me pose un problème. Je pense qu’il y a des structures plus efficaces et plus pertinentes à mettre en œuvre », ajoute-t-elle.
Marine Le Pen redit également sa volonté de baisser la TVA sur les énergies fossiles, émettrices de gaz à effet de serre : « Cette énergie, c’est un bien de première nécessité, et donc je considère que l’État doit faire un effort pour ne pas la taxer », dit-elle, en prenant soin d’appuyer sa différence avec son opposition : « Je ne partage pas l’avis, assez fréquent à gauche. Je ne crois pas que la solution soit dans la décroissance », dit-elle.
Source:
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