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« Magnifica humanitas », conclusion : le texte de l’encyclique commenté

» LIRE NOS COMMENTAIRES DU PRÉCÉDENT CHAPITRE. « Magnifica humanitas », chapitre 5 : le texte de l’encyclique commenté

229. « Que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit » (1 Co 3, 10) : ce sont là les paroles de saint Paul exhortant les chrétiens de Corinthe à préserver l’unité. Chers frères et sœurs, nous nous sommes interrogés sur le monde que nous construisons, en nous demandant ce que signifie préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle. Au terme de ce parcours, je souhaite vous proposer un itinéraire de vie chrétienne sobre et exigeant pour vivre ce changement d’époque à la lumière de l’Évangile. C’est un chemin qui naît de la contemplation du dessein de Dieu, vit l’unité ecclésiale en se nourrissant de la Parole et de l’Eucharistie, construit le monde dans le sens du bien et prie avec la Vierge Marie.

Le Verbe s’est fait chair

230. Dans un monde où se multiplient les manœuvres visant à conquérir des marchés et des sphères d’influence, souvent revêtues de rhétoriques rassurantes et de constructions idéologiques séduisantes, notre cœur ressent le besoin de découvrir un dessein différent, sage et bienveillant, semblable à celui que Marie contemple dans le Magnificat, lorsqu’elle proclame que, de génération en génération, la miséricorde de Dieu s’étend sur ceux qui le craignent (1). Ce dessein de miséricorde traverse l’histoire encore aujourd’hui, au cœur des changements les plus rapides et les plus troublants marqués par les algorithmes et les réseaux mondiaux, et devient la boussole d’une existence évangélique à l’ère numérique.

231. Au cœur se trouve le mystère de l’Incarnation : le Verbe s’est fait chair et Il a planté sa tente parmi nous. La chair du Fils, pauvre et vulnérable, rappelle celle de tant de frères et sœurs dépouillés de leur dignité et réduits au silence (2). Par cette proximité, le don de la paix entre dans le monde de manière paradoxale : comme un pouvoir de devenir enfants de Dieu, un pouvoir qui se réveille lorsque nous nous laissons toucher par les pleurs des petits, par la fragilité des personnes âgées, par le silence des victimes, par la fatigue de ceux qui luttent contre le mal qu’ils ne voudraient pas commettre (3). Dans cette chair blessée et aimée, le Père nous montre la véritable humanité d’une vie qui trouve son accomplissement dans l’ouverture et la communion, jusqu’à nous faire désirer la réalisation de sa volonté sur la terre comme au ciel (4).

232. Dans les promesses du transhumanisme et de certains courants posthumanistes, qui poursuivent une humanité améliorée et presque désincarnée, nous reconnaissons un désir qui nous concerne : le besoin d’une vie plus accomplie, moins exposée aux limites et à la fragilité. L’Incarnation ouvre cependant une voie différente. Alors que les idéologies anciennes et nouvelles poussent l’homme au dépassement technique de la limite et à s’élever au-dessus des autres pour affirmer une domination, le mystère du Fils de Dieu qui entre dans notre condition décrit un mouvement opposé : le Dieu vivant descend dans notre histoire pour nous libérer de toute servitude (5), Il prend sur Lui notre faiblesse et la transforme en lieu de salut. Il n’y a pas un moment ou une condition de l’humain qui ne soit digne de Dieu : « Selon les enseignements de notre foi, nous adorons en nos mystères un Dieu naissant en la crèche, un Dieu vivant et voyageant en la Judée, un Dieu mourant en la croix, un Dieu mort dans le sépulcre » (6). L’avenir de l’humanité trouve ainsi son critère dans la capacité d’accueillir cette manière divine de se faire proche, de partager le poids du monde, de transformer les relations de l’intérieur. « Ô merveille (…) que l’homme soit Dieu et ce Dieu-homme passe par tous ces degrés, supporte tous ces états et les ennoblisse, les sanctifie, les déifie en soi-même ! » (7). Ce qui sauve l’homme, c’est l’amour divin qui descend jusqu’au point le plus fragile de son histoire et la régénère du plus profond.

233. C’est pourquoi, en tant que croyant parmi les croyants, j’invite à contempler dans le visage du Fils une magnifique humanité qui éclaire également l’ère de l’IA. Dans le Christ nous comprenons que l’homme est appelé à être un collaborateur dans l’œuvre de la création, plutôt qu’un spectateur résigné face à des processus technologiques limitant sa liberté et sa responsabilité (8). La dignité que l’Esprit Saint sculpte en chacun de nous se reconnaît aussi dans la capacité de réfléchir de manière critique, de choisir et d’aimer gratuitement, d’entrer dans des relations authentiques. Aucun système de calcul, aussi sophistiqué soit-il, ne génère un cœur qui se donne, ni une conscience qui discerne le bien. Même lorsque les machines excellent en efficacité, le centre de l’histoire reste un visage humain qui demande à être regardé. Ce visage humain est la plénitude vers laquelle l’histoire avance. C’est le mystère de la récapitulation, la certitude que le Père a décidé de ramener au Christ, Chef unique, toutes choses, celles du ciel et celles de la terre (cf. Ep 1, 10). Dans ce dessein, rien de ce qui est authentiquement humain ne sera perdu, mais tout sera purifié et réuni en Celui qui rassemble chaque fragment de vie, chaque larme et chaque authentique conquête humaine pour les soustraire au néant et les remettre, rachetées, au Père.

Un seul corps dans le Christ

234. La spiritualité dont nous avons besoin est une spiritualité eucharistique, c’est-à-dire une spiritualité de l’unité ecclésiale dans l’amour. L’Incarnation et Pâques révèlent Dieu qui entre dans notre condition humaine et la transfigure par le don de soi. Ce don reste présent et agissant dans l’Eucharistie où le Seigneur se communique et rassemble l’Église, afin que son offrande devienne principe d’unité et source de vie nouvelle. De cette communion naît aussi la solidarité chrétienne, car « l’union avec le Christ est en même temps union avec tous ceux auxquels il se donne » (9). Comme l’explique saint Augustin aux nouveaux chrétiens de son Église, le pain et le vin sur l’autel sont le sacrement de l’unité des fidèles dans le Christ : « Ce que nous voyons est une apparence corporelle, tandis que ce que nous comprenons est un fruit spirituel. Si vous voulez comprendre ce qu’est le corps du Christ, écoutez l’Apôtre, qui dit aux fidèles : Vous êtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous êtes les membres de ce corps (1 Co 12, 27). Donc, si c’est vous qui êtes le corps et ses membres, c’est votre mystère qui se trouve sur la table du Seigneur, et c’est votre mystère que vous recevez. A cela, que vous êtes, vous répondez : « Amen », et par cette réponse, vous y souscrivez. On vous dit : « Le corps du Christ », et vous répondez « Amen ». Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet Amen soit véridique » (10).

235. L’« Amen » que nous prononçons dans la liturgie, le Corps que nous mangeons et le Sang que nous buvons, façonnent toute notre vie. L’Eucharistie « est la rencontre très personnelle avec le Seigneur et, toutefois, elle n’est jamais seulement un acte individuel de dévotion » (11). En elle, il apparaît clairement que nous « sommes l’Église du Christ, nous sommes ses membres, son corps. Nous sommes frères et sœurs en Lui. Et dans le Christ, bien que nous soyons nombreux et différents, nous sommes une seule chose : “In Illo uno unum” » (12). L’Eucharistie nous ouvre à la justice et au partage, avec une attention préférentielle pour ceux qui portent le fardeau de la pauvreté et de la marginalisation. Et tandis que les nouveaux réseaux économiques et technologiques peuvent engendrer exclusion, isolement et dépendances, l’Église nourrie de l’Eucharistie est appelée à rendre visible une autre mesure, en préservant les liens, en redonnant la parole aux personnes invisibles et en orientant les processus vers la dignité des personnes.

Le commentaire de « La Croix »

Une spiritualité eucharistique

Léon XIV redit la place centrale de l’Eucharistie dans la vie chrétienne qui nous ouvre à la justice et au partage et nous rend davantage attentifs aux plus pauvres. Il souligne ainsi le lien intime entre vie spirituelle et vie sociale. Il insiste aussi fortement sur l’Eucharistie comme sacrement de l’unité de l’Eglise. Une manière de dire que les divergences que nous pourrions avoir sur les questions sociales ne devraient jamais blesser la communion ecclésiale, et de nous rendre plus conscients des effets sociaux de l’Eucharistie.

Dominique Greiner

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Le chantier de notre époque

236. La spiritualité que je souhaite transmettre est celle du “sage architecte” qui, habité par l’espérance du Règne de Dieu, s’emploie à bâtir le monde pour le bien (cf. 1 Co 3, 10). Comme je l’ai écrit au début de cette réflexion (13), notre travail de construction doit aujourd’hui avoir pour fondement la relation avec Dieu, pour règle l’acceptation de la limite humaine telle une réalité naturelle et positive, et pour style la coresponsabilité et le langage évangélique. Au terme de ce parcours, le projet d’une civilisation de l’amour se dessine plus clairement ; et le chantier paraît déjà engagé, surtout grâce à tant de pierres vivantes solidement unies au Christ, la pierre angulaire (cf. 1 P 2, 4-6). Dans cette œuvre, nous sommes appelés à assumer un rôle actif, sans nous réfugier dans le spiritualisme ou dans nos petits mondes : nous devons être fidèles à la vérité, investir dans l’éducation, prendre soin des relations, aimer la justice et la paix.

237. Restons fidèles à la vérité ! En vivant inondés par un flux incessant d’informations, d’opinions et d’images, nous savons combien il est facile d’orienter les décisions et les préférences à l’aide d’algorithmes toujours plus sophistiqués (14). Dans ce contexte, il est important de garder un cœur qui aime la vérité et désire ce qui est juste plutôt que les contenus les plus attrayants, un cœur qui recherche la sagesse plutôt que les effets immédiats. La vérité que nous ne devons pas perdre de vue est celle qui concerne Dieu et l’être humain, telle que le Christ nous l’a révélée. Il convient d’abandonner une vision individualiste et technique de l’homme, comme si la réalité n’était que de la matière à modeler en fonction d’intérêts égoïstes, tant individuels que collectifs (15). Cultivons plutôt ce que le Pape François a défini comme un « anthropocentrisme situé » (16), qui reconnaît l’être humain comme une créature insérée dans un réseau de relations avec les autres êtres vivants et avec la création tout entière. La fidélité à la vérité exige d’intégrer les possibilités offertes par la technologie dans un cheminement de sagesse, capable de préserver à la fois la dignité de toute personne et l’avenir de notre Maison commune.

238. Investissons dans l’éducation, qui commence par nous-mêmes ! Nous avons tous besoin de nous former à vivre le numérique de manière humaine, comme partie intégrante de l’éducation à la foi et à bien vivre de l’Évangile. Nous devons nous former à considérer le monde numérique comme un nouveau continent à évangéliser, qui a besoin de missionnaires généreux et mûrs dans la foi. Plus particulièrement, il faut des adultes qui redécouvrent leur vocation d’artisans de l’éducation, disponibles pour un travail quotidien et patient, soutenu par des alliances éducatives larges et partagées. Accompagner les enfants et les jeunes à utiliser les technologies comme un espace de relation responsable, en les aidant à en reconnaître les risques et à choisir ce qui fait grandir la liberté intérieure, est aujourd’hui une forme concrète de charité et de sauvegarde de leur dignité. Éduquer les nouvelles générations à croire que l’évolution des technologies ne suit pas un parcours inévitable, mais peut être orientée par la responsabilité personnelle et collective, constitue l’un des services les plus précieux au bien commun.

239. Prenons soin de nos relations ! À une époque qui tend à tout accélérer et à tout fragmenter, la chair humaine continue de demander à être soignée et reconnue par des mains capables de tendresse, par des esprits attentifs et par de bonnes paroles. La culture numérique multiplie les connexions et offre de nouvelles possibilités de rencontre ; pourtant, le cœur humain conserve un besoin irremplaçable de proximité. J’invite à préserver les lieux et les moments où la présence physique reste déterminante : la table partagée, la communauté chrétienne qui se rassemble, la visite à ceux qui sont seuls, le service aux pauvres. Ce sont là les signes d’une humanité qui continue de croire que chaque corps est temple de l’Esprit et demeure de Dieu, et c’est précisément cette alliance entre gloire et fragilité qui devient un critère pour évaluer les modèles anthropologiques proposés par la culture actuelle.

240. Aimons la justice et la paix ! Les mêmes technologies qui facilitent la communication et l’accès aux ressources peuvent soutenir des modèles qui exploitent les plus vulnérables, alimentent de nouvelles formes d’esclavage et transforment les conflits en opportunités de profit. Chaque choix technologique ou économique devient un lieu de discernement spirituel, une occasion de vérifier si les progrès de l’IA ouvrent des espaces de justice et de participation ou bien concentrent la richesse et le pouvoir entre les mains d’un petit nombre. J’invite à observer avec lucidité les filières de la production numérique, les conditions de travail cachées derrière nos dispositifs, les mécanismes qui tirent profit de la manipulation et de la guerre ; et, en même temps, à chercher des voies concrètes pour faire grandir l’équité, la participation et le soin de la création. L’espérance que nous annonçons vient du ciel “pour engendrer, ici-bas, une histoire nouvelle”. C’est précisément pour cela que celui qui croit s’engage pour qu’à la place des inégalités s’installe une plus grande justice et pour que « l’industrie de la guerre cède la place à l’artisanat de la paix » (17).

241. En regardant vers l’avenir, je souhaite rappeler l’image de Néhémie que nous avons choisi au début de ce parcours comme compagnon et figure de référence. Néhémie entend le cri d’une ville meurtrie, porte cette douleur dans la prière, discerne devant Dieu, demande de l’aide, obtient la permission de partir, organise le travail, affronte les résistances internes et externes et, pierre après pierre, reconstruit avec le peuple les murs de Jérusalem. Je vois en lui une parabole lumineuse de notre vocation à être, à l’ère de la transformation numérique, non pas des spectateurs résignés face aux fractures sociales et culturelles, ni de simples commentateurs des ruines, mais des femmes et des hommes qui entrent sur les chantiers de l’histoire – laboratoires de recherche, entreprises technologiques, écoles, médias, institutions, communautés locales – pour relever ce qui s’est écroulé et protéger ce qui est exposé. Comme Néhémie, nous sommes, nous aussi, appelés à allier écoute et courage, prière et responsabilité, afin que la cité des hommes devienne plus vivable, même lorsque les logiques technocratiques et les intérêts partisans semblent prévaloir.

242. L’image de la reconstruction de Jérusalem évoque la promesse du Nouveau Testament, celle de la ville sainte qui nous est d’abord donnée comme un don. Dans l’Apocalypse, la nouvelle Jérusalem descend vers nous comme un don pour tout le peuple de Dieu, « prête comme une épouse parée pour son époux » (Ap 21, 2). Les murs de Jérusalem ne sont plus des fortifications défensives, mais les parures précieuses de l’Épouse de l’Agneau. Ses portes, que Néhémie gardait avec tant de soin, restent ouvertes en permanence à toutes les nations. La présence de Dieu offre à chacun lumière et vie. La ville est un nouvel Éden, avec son eau vive donnée à ceux qui ont soif et son arbre de vie, dont les feuilles « servent à guérir les nations » (Ap 22, 2). Dans l’attente de son accomplissement, cette vision se présente à nous comme une exhortation, un appel à surmonter nos divisions et à travailler ensemble : telle est le chemin de Jésus-Christ, hier, aujourd’hui et toujours.

Le chant de l’espérance : le Magnificat

243. Le quatrième point de ce programme de vie chrétienne, après la foi qui contemple le dessein d’amour du Père, la charité qui nous unit en un unique corps ecclésial et l’espérance qui soutient notre action dans le monde, est la prière. Le chant de Marie accompagne notre engagement. Devant Élisabeth qui lui annonce qu’elle est devenue la mère du Seigneur, Marie laisse éclater un hymne de louange et de joie. Son âme magnifie le Seigneur et son esprit exulte en Dieu son Sauveur, car Il a choisi pour son dessein de salut une jeune fille, pauvre et humble. Soudain, Marie voit toute l’histoire à travers le prisme de cette découverte. Rien n’a changé autour d’elle : la situation socio-politique de son époque reste la même, avec les Romains qui dominent sa terre et son peuple divisé et humilié. Et pourtant, tout a changé en elle, ce qui lui permet de voir l’invisible. Dieu a déjà déployé la puissance de son bras, il a déjà dispersé les superbes, renversé les puissants, élevé les humbles, comblé de biens ceux qui ont faim et renvoyé les riches les mains vides. Il a déjà secouru Israël, son serviteur. Dieu « se range du côté des derniers. Il possède un projet qui est souvent caché sous l’apparence terne des événements humains, qui voient triompher “les superbes, les puissants et les riches”. Et pourtant, sa force secrète est destinée à se révéler à la fin » (18).

244. La Vierge Marie non seulement nous apprend à voir l’œuvre invisible de Dieu, mais elle dirige aussi notre regard « sur les points de fracture de l’humanité, là où se produit la distorsion du monde, dans le contraste entre les humbles et les puissants, entre les pauvres et les riches, entre les repus et les affamés », en nous apprenant « à adopter un point de vue différent pour regarder le monde à partir du bas, avec les yeux de ceux qui souffrent, et non avec le regard des grands ; pour regarder l’histoire avec les yeux des petits et non avec la perspective des puissants ; pour interpréter les événements de l’histoire du point de vue de la veuve, de l’orphelin, de l’étranger, de l’enfant blessé, de l’exilé, du fugitif » (19). Ainsi, la Vierge devient « poétesse et prophétesse de la rédemption », car de ses lèvres jaillit « l’hymne le plus puissant et le plus novateur qui ait jamais été prononcé, le Magnificat ; c’est elle qui révèle le dessein transformateur de l’économie chrétienne, le résultat historique et social qui tire encore aujourd’hui du christianisme son origine et sa force » (20).

245. Avec la même foi que Marie, devenons des tisseurs d’espérance dans notre monde, en partageant ce que nous sommes et ce que nous avons, afin que la présence de Jésus grandisse au milieu de nous et que son Royaume prenne forme. Dans l’humble fidélité de chaque jour, l’ère de l’IA peut elle aussi devenir un passage par lequel l’Esprit fait mûrir la civilisation de l’amour dans notre vie. Le Seigneur continue de faire toutes choses nouvelles et maintient ouverte, pour chaque époque, la possibilité de devenir une histoire de salut à la lumière de l’Incarnation. Je confie ce désir à la Mère du Christ, la femme du Magnificat, pour qu’elle accompagne nos pas dans ce présent en mutation et garde en chacun de nous la confiance en l’Évangile, afin que nous puissions témoigner de la beauté d’une magnifique humanité habitée par Dieu.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 15 mai de l’année 2026, la deuxième de mon Pontificat.

LÉON PP. XIV

À LIRE AUSSI. Le texte intégral de l’encyclique du pape Léon XIV en PDF

(1) Cf. Homélie aux Premières Vêpres de la Solennité de Marie, Mère de Dieu (31 décembre 2025) : L’Osservatore Romano, 2 janvier 2026, pp. 1-2.

(2) Cf. Homélie de la messe du jour en la Solennité de la Nativité du Seigneur (25 décembre 2025) : L’Osservatore Romano, 27 décembre 2025, p. 3.

(3) Cf. ibid.

(4) Cf. Angélus de la Solennité de l’Épiphanie (6 janvier 2026) : L’Osservatore Romano, 7 janvier 2026, p. 3.

(5) Cf. Homélie de la messe de la nuit en la Solennité de la Nativité du Seigneur (24 décembre 2025) : L’Osservatore Romano, 27 décembre 2025, p. 2.

(6) P. de Bérulle, Discours de l’état et des grandeurs de Jésus, Discours IV, Unité de Dieu en l’incarnation : Œuvres complètes, Paris 1856, col 218, pp. 181-182.

(7) Ibid.

(8) Cf. Discours à la Conférence « Artificial Intelligence and Care of Our Common Home » (5 décembre 2025) : L’Osservatore Romano, 5 décembre 2025, p. 2.

(9) Benoît XVI, Lett. enc. Deus caritas est (25 décembre 2025), n. 14 : AAS 98 (2006), p. 228.

(10) Saint Augustin, Sermones, 272 : In die Pentecostes ad infantes de sacramento : PL 38, Paris 1865, col. 1247.

(11) Benoît XVI, Homélie lors de la messe in Coena Domini (21 avril 2011) : AAS 103 (2011), p. 321.

(12) Discours à la Curie romaine à l’occasion des vœux de Noël (22 décembre 2025) : L’Osservatore Romano, 22 décembre 2025, pp. 6-7.

(13) Cf. supra, nn. 11-14.

(14) Cf. Discours lors du colloque « La dignité des enfants et des adolescents à l’ère de l’intelligence artificielle » (13 novembre 2025) : L’Osservatore Romano, 13 novembre 2025, p. 3.

(15) Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin 2009), n. 34 : AAS 101 (2009), pp. 668-670.

(16) François, Exhort. ap. Laudate Deum (4 octobre 2023), n. 67 : AAS 115 (2023), p. 1059.

(17) Angélus de la Solennité de l’Épiphanie (6 janvier 2026) : L’Osservatore Romano, 7 janvier 2026, p. 3.

(18) Benoît XVI, Audience générale (15 février 2006) : L’Osservatore Romano, 16 février 2006, p. 4.

(19) Méditation à l’occasion de la Veillée de prière et du Rosaire pour la paix (11 octobre 2025) : L’Osservatore Romano, 13 octobre 2025, p. 2.

(20) Saint Paul VI, Homélie au sanctuaire marial de Notre-Dame de Bonaria (24 avril 1970) : AAS 62 (1970), p. 301.


Source:

www.la-croix.com

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