Le 23 juillet 2026, Claude Barzotti aurait soufflé sa 73e bougie. Disparu en juin 2023, l’interprète du Rital reste l’une des grandes voix de la chanson francophone.
Derrière ses succès populaires, le chanteur menait une existence discrète dans une vaste demeure située à Court-Saint-Étienne, en Belgique, à une trentaine de minutes de Bruxelles.
Une maison à son image, entre élégance italienne, confort moderne et souvenirs d’une carrière exceptionnelle.
Une immense maison à l’image de l’artiste
Après avoir connu les tournées, les plateaux de télévision et les salles de concert, Claude Barzotti avait trouvé son équilibre dans une propriété nichée au cœur de la Wallonie. C’est dans cette demeure qu’il vivait entouré de ses proches et de ses animaux, loin du tumulte médiatique.
La résidence impressionnait par ses dimensions. Elle comptait cinq chambres, cinq salles de bain, une piscine, un studio aménagé en sous-sol ainsi qu’un immense jardin de 3 000 m². Une véritable parenthèse de calme où le chanteur pouvait composer, recevoir ses amis ou simplement profiter de la nature.
À première vue, la bâtisse affichait un style classique, avec sa façade en pierre et son toit en tuiles. Mais une fois les portes franchies, le décor changeait complètement. L’intérieur faisait la part belle au design contemporain, avec de larges espaces baignés de lumière et des inspirations venues d’Italie, son pays de cœur.
Le salon, ouvert sur le jardin grâce à de grandes baies vitrées, accueillait un majestueux piano noir laqué. La cuisine américaine, la salle à manger et les espaces de réception avaient été pensés pour partager des moments chaleureux. Toute la maison respirait la convivialité, une valeur chère à l’artiste.
L’Italie toujours présente dans son quotidien
Si Claude Barzotti était né en Belgique, son histoire restait profondément liée à l’Italie. Né sous le nom de Francesco Barzotti, il avait passé une grande partie de son enfance près de Pesaro, avant de revenir définitivement en Belgique à l’âge de neuf ans.
Cette double culture l’a accompagné toute sa vie. En 1983, il signe son plus grand succès avec Le Rital, une chanson devenue un hymne pour de nombreuses familles issues de l’immigration italienne. Il expliquait lui-même l’origine de ce titre avec beaucoup de simplicité : « À chaque réunion, le patron me disait : « Tu as un seul défaut, t’es Rital ! » »
Le chanteur racontait également que cette chanson avait profondément marqué son public. « J’ai l’impression qu’avec ce succès, le mot « Rital » a perdu son sens péjoratif », confiait-il. Des milliers de personnes lui avaient écrit pour lui raconter leur propre parcours d’immigrés et leur émotion en découvrant ce texte.
Dans sa maison de Court-Saint-Étienne, cette identité italienne restait omniprésente. Les salles de bain au style très moderne, les couleurs chaleureuses ou encore certains éléments de décoration rappelaient cette influence méditerranéenne qu’il revendiquait avec fierté.
Une vie confortable, entre passions et derniers projets
Le confort de la propriété ne s’arrêtait pas à son intérieur. À l’étage, la suite principale comprenait un grand dressing, une cheminée, une salle de bain privée ainsi qu’un spectaculaire jacuzzi rouge. Quatre autres chambres accueillaient régulièrement les nombreux amis de l’artiste, toujours heureux de partager quelques jours à ses côtés.
Passionné d’automobile, Claude Barzotti aimait également les belles mécaniques. Au fil des années, plusieurs modèles prestigieux ont trouvé leur place devant sa maison. Ferrari, Maserati ou encore Range Rover faisaient partie des voitures qu’il possédait ou qu’il conduisait avec plaisir.
Malgré les problèmes de santé qui ont marqué les dernières années de sa vie, le chanteur n’avait jamais cessé de travailler. Il préparait encore de nouveaux projets musicaux et continuait d’écrire. Parmi eux figuraient les chansons Papa, Ma Libanaise ou encore La berceuse, dédiée à ses petites-filles. Il avait aussi composé L’enfant que tu attendais, un titre destiné à Johnny Hallyday, qui ne pourra finalement jamais l’enregistrer.
En décembre 2020, l’artiste avait toutefois annoncé mettre un terme à sa carrière, contraint par la maladie. Deux ans et demi plus tard, le 24 juin 2023, Claude Barzotti s’éteignait dans cette maison qu’il affectionnait tant, à l’âge de 69 ans, des suites d’un cancer du pancréas.
Aujourd’hui encore, ses chansons continuent d’accompagner plusieurs générations. Derrière les disques d’or et les tubes des années 1980 se cachait un homme attaché aux choses simples : une grande maison remplie de lumière, ses animaux, ses proches et cette dolce vita belge qui lui permettait de rester fidèle à ses racines italiennes sans jamais renier son pays d’adoption.
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Source:
www.public.fr

