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RECIT. Des ruines de Knsyna et de l'Euro 2012 au sommet du monde : comment Didier Deschamps a réconcilié les Français avec l'équipe de France

A l’issue de la défaite (6-4) contre l’Angleterre dans le match pour la troisième place de la Coupe du monde, Didier Deschamps a refermé son chapitre à la tête de l’équipe de France, samedi 18 juillet, long de quatorze années.

Quand Didier Deschamps est intronisé au siège de la Fédération française de football, le 9 juillet 2012, il annonce ce qui formera sa manière de faire pendant près de 14 ans. « La notion de groupe et l’état d’esprit, tous les joueurs qui portent le maillot de l’équipe de France doivent avoir ça en tête. Si j’estime à un moment donné qu’un joueur peut mettre en péril ces valeurs-là, c’est une sanction sportive (…). Il y a du talent, mais mon souci d’entraîneur c’est que ces talents puissent se mettre au service du collectif », prévient-il lors d’une prise de parole qui n’a rien d’une fête. Les Bleus ont besoin d’un pompier avant même de songer à un architecte.

Les ruines de l’épisode de Knysna sont encore fumantes. Laurent Blanc a tenté de redresser le navire, mais les flots étaient encore trop agités. Lassé, il a décidé de ne pas renouveler son contrat à l’issue de l’Euro 2012, après seulement deux ans à son poste. « Le début a été compliqué, avec une sélection que plus personne n’avait envie d’encourager mais sur laquelle tout le monde voulait taper. Et la fin, pareil », retrace-t-il à L’Equipe quatre ans plus tard. Les écarts de conduite de ses joueurs n’ont rien fait pour améliorer l’image de la sélection nationale.

Quand Deschamps pose ses valises, la commission de discipline de la 3F a du pain sur la planche. Elle doit encore se prononcer sur le doigt d’honneur et les insultes de Samir Nasri à l’attention des journalistes, mais aussi sur les scènes ayant suivi l’élimination contre l’Espagne en quarts de finale du tournoi, impliquant Hatem Ben Arfa, Jérémy Ménez et Yann M’Vila. Les décisions tombent avant le premier match de la nouvelle ère : suspendus, ni Nasri, ni Ménez, ne sont disponibles pour affronter l’Uruguay au Havre, le 15 août.

Dans sa première liste, Didier Deschamps convoque cinq futurs champions du monde, dont un très jeune Raphaël Varane, appelé pour la toute première fois. Le match, lui, ne laisse aucune image vraiment marquante à part la sortie des joueurs sous les sifflets du stade Océane, sur un (0-0). « Étrangement, il n’y a pas dans l’air l’état de grâce et l’excitation qui accompagnent les premiers pas d’un sélectionneur. Sûrement parce que le public considère l’action et la personnalité de Didier Deschamps comme le prolongement de l’ère Laurent Blanc », écrit alors le journal L’Equipe.

Le gros chantier de celui qui sort alors d’une expérience épuisante à Marseille, est de se détacher de cette idée en ramenant l’équipe de France à une forme de normalité. Mais il ne maîtrise pas tous les paramètres. Alors qu’il n’a dirigé que cinq rencontres (pour deux victoires), l’affaire de la virée nocturne de cinq joueurs de la sélection Espoirs éclate. Yann M’Vila, Antoine Griezmann – pas encore international -, Chris Mavinga, Mbaye Niang et Wissam Ben Yedder ont fait le mur pour se rendre en boîte de nuit, trois jours avant une défaite sous forme d’humiliation contre la Norvège (3-5), synonyme de non-qualification pour l’Euro U21 2013. Tous seront suspendus de toute sélection tricolore pendant plus d’un an.

En plus de nager à contre-courant, tout n’est pas simple sur le plan sportif. Didier Deschamps affiche même le plus mauvais bilan de l’histoire après 13 matchs pour un sélectionneur des Bleus (quatre victoires, quatre nuls, cinq défaites). La campagne de qualification pour le Mondial 2014 n’est pas un long fleuve tranquille. Championne du monde et d’Europe en titre, l’Espagne termine logiquement en tête du groupe et oblige les Bleus à passer par la case des barrages pour être conviés au Brésil. D’après un sondage du Parisien d’octobre 2013, 82% des Français ont alors une mauvaise image de leur équipe nationale.

La double confrontation contre l’Ukraine, adversaire largement à leur portée, ne se passe pas du tout comme prévu. Après un match aller complètement raté à Kiev (0-2) le 15 novembre, l’équipe de France est à deux doigts de devenir la première à rater une Coupe du monde depuis vingt ans. « Il faut tirer la sonnette d’alarme pour se réveiller », lâche alors Samir Nasri, sans savoir qu’il vient de disputer son tout dernier match en sélection. Car Didier Deschamps a décidé de revoir sérieusement sa copie pour éviter la catastrophe, quitte à faire des choix forts.

Il intègre quatre joueurs importants de l’été suivant : Raphaël Varane, Karim Benzema, Mathieu Valbuena et Mamadou Sakho. Le dernier nommé enfile le costume du sauveur inattendu en signant un doublé, lui, le défenseur qui n’aura jamais marqué dans ses 28 autres sélections. Les Bleus s’imposent 3-0 au Stade de France et vivent leur premier grand moment de joie sous Didier Deschamps, qui a tout d’un tournant majeur.

Les 11 Bleus alignés lors du barrage décisif face à l’Ukraine, en 2013. (FRANCK FIFE / AFP)

« Il y a eu une telle communion entre le public et les joueurs de l’équipe de France ce jour-là. Ça vaut une finale », retrace pour franceinfo: sport Guy Stéphan, adjoint fidèle – et ami proche – du sélectionneur depuis 2009. « Les joueurs ont réussi à faire descendre un douzième homme sur le terrain. Cela restera une des plus belles ambiances autour de l’équipe de France sur le territoire français », lui emboîte le pas Franck Raviot, entraîneur des gardiens présent depuis le début du mandat de Deschamps.

Pour ceux qui constituent la garde rapprochée de « DD », ce moment est celui qui a permis d’enfin mettre Knysna dans le rétroviseur et de basculer vers un autre cycle. « Probablement que si ça s’était passé différemment, ça se serait peut-être arrêté pour moi », a reconnu Didier Deschamps lors de sa toute dernière conférence de presse, à Miami. Composter le billet pour le Mondial ne dégage par pour autant l’horizon de l’équipe de France, qui doit se débrouiller au Brésil sans Franck Ribéry, qui vient de se classer 3e du Ballon d’or.

Sa suspension enfin purgée, Antoine Griezmann en profite et émerge aux côtés d’autres valeurs montantes comme Paul Pogba et Raphaël Varane. La compétition se déroule (enfin) sans polémique et les Bleus tiennent leur rang, s’arrêtant logiquement au stade des quarts de finale contre le futur vainqueur allemand (0-1). Les larmes de Griezmann, très investi émotionnellement à seulement 23 ans, symbolisent l’attachement retrouvé des Bleus à leur maillot. Pour la première fois depuis la finale du Mondial 2006, supporters et joueurs français partagent ensemble la même déception, sans que l’élimination tourne au règlement de comptes.

Mais le plus dur reste à venir : confirmer. En 2015, l’équipe de France avance encore sur une ligne de crête. Didier Deschamps doit gérer une nouvelle tempête. L’affaire de la sextape impliquant Karim Benzema et Mathieu Valbuena secoue la sélection et crée une nouvelle brèche dans l’opinion publique autour des Bleus. Le sélectionneur tranche, écarte Benzema et prépare son équipe pour l’Euro 2016 sans l’un de ses meilleurs joueurs.

Dans le même mois de novembre, huit jours plus tard, le Stade de France est frappé par une partie des attentats du 13 novembre, en plein France-Allemagne. Ce soir-là, les Bleus ne sont pas seulement des footballeurs : ils incarnent une France meurtrie qui cherche à rester debout. Les images de joueurs et de supporters évacuant le stade après les explosions, puis celles de l’équipe revenant chanter La Marseillaise sur la pelouse quelques jours plus tard à Wembley, marquent durablement les esprits.

Les joueurs de l'équipe de France alignés pour l'hymne français à Wembley, le 17 novembre 2015. (ADRIAN DENNIS / AFP)

Les joueurs de l’équipe de France alignés pour l’hymne français à Wembley, le 17 novembre 2015. (ADRIAN DENNIS / AFP)

Dans ce contexte très lourd, l’Euro 2016 est attendu comme une lumière au bout du tunnel. Les attentes sont à nouveau élevées. Le public veut y croire avant cette grande fête du football à domicile. Sur le terrain, l’équipe de Didier Deschamps n’est pas toujours brillante. Elle souffre et doute en phase de groupes. Mais elle avance. Antoine Griezmann franchit un cap et devient le visage de cette nouvelle équipe de France. Sa revanche contre l’Allemagne en demi-finales (2-0) – il inscrit les deux buts tricolores – transforme le tournoi en une immense communion nationale.

Les Français se prennent à rêver d’un premier titre majeur depuis l’Euro 2000, mais la finale au Stade de France signe le retour des larmes. Les Bleus sont crucifiés en prolongation par un Portugal (0-1). Le bourreau s’appelle Eder, un attaquant moyen évoluant dans le championnat de France, au Losc. Plutôt que de chercher un coupable, le public français pleure en même temps que ses joueurs. Les Bleus ont perdu, mais ont retrouvé ce qu’ils avaient presque perdu : une relation viscérale avec leur public.

Ils reviendront plus forts. Didier Deschamps dispose déjà d’une base très solide, mais il peut compter sur une nouvelle génération en pleine éclosion. Il renouvelle notamment ses latéraux en intégrant Benjamin Pavard et Lucas Hernandez. Mais un ajout transforme à lui seul la force de frappe offensive de son collectif : Kylian Mbappé. Le prodige monégasque est jeté dans le grand bain à 18 ans et sa titularisation s’impose comme une évidence.

Il apporte ce que les Bleus n’avaient peut-être jamais eu sous Deschamps : un joueur capable de changer un match à lui seul par sa vitesse, ses prises de risque et son insouciance. C’est avec un an d’expérience internationale que le néo-Parisien aborde le Mondial 2018 en Russie. Là encore, les Bleus ne séduisent pas immédiatement. Ils avancent avec pragmatisme, parfois avec trop de prudence pour certains observateurs. Après avoir débuté le tournoi avec quatre offensifs, « DD » décide de décaler son milieu défensif Blaise Matuidi sur l’aile gauche dès le deuxième match – à la place d’Ousmane Dembélé.

Un choix ô combien représentatif de la philosophie du sélectionneur, en perpétuelle quête d’équilibre, que ce soit sur ou en dehors du terrain. Après une phase de groupes poussive dans le contenu, tout bascule en huitièmes de finale avec un choc fabuleux face à l’Argentine, remporté 4-3 grâce à un Kylian Mbappé étincelant. Ce match fondateur donne de l’élan aux Bleus qui écartent l’Uruguay (2-0), puis frustrent une grande équipe de Belgique (1-0) dans un match marqué par une solidarité défensive impressionnante. La finale contre la Croatie (4-2) n’est pas un millésime, mais, cette fois, la coupe est au rendez-vous.

Les joueurs de l'équipe de France brandissent le trophée de la Coupe du monde au Luzhniki Stadium de Moscou (Russie), le 15 juillet 2018. (FRANCK FIFE / AFP)

Les joueurs de l’équipe de France brandissent le trophée de la Coupe du monde au Luzhniki Stadium de Moscou (Russie), le 15 juillet 2018. (FRANCK FIFE / AFP)

Didier Deschamps devient le troisième coach de l’histoire à remporter la Coupe du monde en tant que joueur et en tant qu’entraîneur. Le jeu proposé n’est pas le plus délicieux, mais les résultats lui donnent raison. Le capital sympathie de ses joueurs est à son paroxysme. La joie sans retenue d’Antoine Griezmann en zone mixte après le sacre ou encore les facéties d’Adil Rami donnent une portée encore plus grande à la performance sportive. En six ans, l’équipe de France est passée des limbes au sommet.

Peut-être lassé par l’insistance des critiques portant sur ses choix de joueurs et un jeu prétendument pas assez chatoyant, Didier Deschamps se remet en question. Il se lance le défi de maintenir l’équipe de France au plus haut niveau tout en réintégrant Karim Benzema après presque six ans de mise à l’écart. Son association avec Antoine Griezmann et Kylian Mbappé est extrêmement séduisante sur le papier, mais elle n’atteint pas ses objectifs. Les Bleus sont éliminés dès les huitièmes de finale de l’Euro 2021 dans un match fou contre la Suisse (3-3, 4-5 t.a.b), ce qui restera comme la plus mauvaise performance de « DD » dans un tournoi majeur.

Malgré un titre en Ligue des nations quelques mois plus tard, le trio est démantelé par la force des choses au tout début de la Coupe du monde 2022. Karim Benzema déclare forfait et prend sa retraite internationale de façon énigmatique dans la foulée d’un tournoi qui aura vu l’équipe de France atteindre la finale sans lui. Les Bleus passent tout proches de la troisième étoile malgré une cascade de blessés, dont N’Golo Kanté, Paul Pogba et Lucas Hernandez. Le contexte n’est pourtant pas favorable. Organisé au Qatar, dans une période inhabituelle pour une Coupe du monde, le tournoi suscite de nombreuses critiques et une forme de désaffection chez une partie du public français. Mais au fil du parcours des Bleus, la distance laisse progressivement place à l’émotion.

Les Bleus célèbrent leur victoire contre l'Angleterre en quarts de finale du Mondial, le 10 décembre 2022 au Stade Al-Bayt de Al Khor, près de Doha au Qatar. (FRANCK FIFE / AFP)

Les Bleus célèbrent leur victoire contre l’Angleterre en quarts de finale du Mondial, le 10 décembre 2022 au Stade Al-Bayt de Al Khor, près de Doha au Qatar. (FRANCK FIFE / AFP)

Malheureusement, c’est une nouvelle défaite en finale – après la fin du temps réglementaire – qui les attend, malgré un triplé de Kylian Mbappé face à l’Argentine de Lionel Messi (3-3, 2-4 t.a.b). Après dix ans à la tête de la sélection, Deschamps est prolongé jusqu’en 2026. Un nouveau cycle s’ouvre avec le départ à la retraite de plusieurs cadres du groupe, dont le capitaine historique Hugo Lloris et Raphaël Varane. Kylian Mbappé est alors désigné capitaine à seulement 24 ans. De nouveaux cadres émergent naturellement sur la route menant à l’Euro 2024 (Mike Maignan, Aurélien Tchouameni), mais la même équipe capable de coller un 13-0 à Gibraltar en qualifications, ne parvient quasiment plus à marquer un but dans le cours du jeu pendant la compétition en Allemagne.

Didier Deschamps a beau emmener son équipe jusqu’en demi-finales, l’Euro 2024 a du mal à s’imprimer dans les mémoires dans un été vampirisé par l’imminence des Jeux olympiques de Paris mais aussi par des élections législatives sous haute tension. Comme les Bleus ne créent pas grand chose avec le ballon – Antoine Griezmann est l’ombre de lui-même, Kylian Mbappé doit jouer avec un masque qui gêne son champ de vision -, les critiques grandissent et le sélectionneur retombe dans une zone de turbulences. Il se crispe et lâche : « Si les gens n’aiment pas, qu’ils changent de chaîne ».

Sa cote de popularité reste élevée mais pas intacte. Certains observateurs se demandent si les deux dernières années de son contrat ne sont pas deux années de trop. La rumeur de son remplacement par Zinédine Zidane – peut-être la seule figure faisant l’unanimité en France – prend de l’ampleur. Dans le même temps, le joueur qu’il a le plus utilisé en match, Antoine Griezmann (137 fois), prend sa retraite internationale dans un contexte tendu. Celui qui n’a pas été choisi pour succéder à Hugo Lloris en tant que capitaine a perdu son influence sur le terrain. Et trois mois plus tard, Didier Deschamps annonce lui-même que la Coupe du monde 2026 sera sa dernière aventure à son poste.

Il choisit sa fin, mais ne renonce pas à ses objectifs. Au contraire. Didier Deschamps ne veut pas seulement accompagner les Bleus jusqu’à l’été 2026 : il veut les quitter au sommet, avec une dernière réponse à ses détracteurs, même s’il fait mine de ne pas les écouter. Pour son ultime défi, il accepte même de bousculer certaines de ses habitudes. Lui qui a longtemps privilégié l’équilibre et la sécurité donne davantage de liberté à son secteur offensif. Autour de Kylian Mbappé, une armada de talents émerge : Ousmane Dembélé, Michael Olise, Bradley Barcola, Désiré Doué… De quoi terroriser n’importe quel adversaire.

Les doutes qui entourent les Bleus avant le tournoi sont rapidement balayés. La France séduit autant qu’elle gagne. Elle conserve cette capacité à gérer les grands rendez-vous, ce qui a toujours été la marque de Deschamps, mais y ajoute une dimension offensive qui lui a parfois été reprochée. Cette équipe n’est plus seulement efficace : elle est spectaculaire. À mesure que les tours passent, elle s’installe comme la grande favorite de la compétition.

Kylian Mbappé, meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations, célèbre son ouverture du score contre le Maroc en quarts de finale à Boston, le 9 juillet 2026. (ODD ANDERSEN / AFP)

Kylian Mbappé, meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations, célèbre son ouverture du score contre le Maroc en quarts de finale à Boston, le 9 juillet 2026. (ODD ANDERSEN / AFP)

Le scénario semble écrit. Pour son dernier chapitre, Didier Deschamps peut rêver d’un exploit inédit : devenir le premier sélectionneur de l’histoire à remporter deux Coupes du monde. Une manière idéale de refermer une aventure commencée dans les ruines de Knysna quatorze ans plus tôt. Mais l’Espagne brise brutalement le rêve en demi-finales (0-2). La déception est immense, forcément. Elle est alimentée par une fin dont il se serait passé : une petite finale qu’il ne tenait pas particulièrement à jouer, au cours de laquelle ses joueurs ont encaissé six buts et ont même été menés 4-0 à la mi-temps par l’Angleterre (défaite 6-4).

« Ce match ne va pas entacher la légende Didier Deschamps », assure Kylian Mbappé. Le bilan de Didier Deschamps restera hors norme : trois demi-finales en quatre éditions de la Coupe du monde depuis 2014, un record de longévité et un nombre de matchs dirigés au Mondial (27) qui le place au sommet de l’histoire de la compétition. Mais son plus grand accomplissement reste son influence majeure dans la transformation de la perception de l’équipe de France.

Selon un sondage Ifop publié avant même l’entrée en lice des Bleus dans cette Coupe du monde, environ 60% des Français déclarent avoir une bonne image des Bleus, quand ils étaient 82% à en avoir une mauvaise fin 2013. Le public français regarde cette équipe avec une fierté qui n’existait plus au lendemain de Knysna.


Source:

www.franceinfo.fr

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