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1er-Mai : "C'est stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi", estime Manuel Bompard

La Direction générale du Travail suggère aux agents, dans une note, de prendre en compte le « dialogue social » dans les contrôles des boulangers et fleuristes en ce 1er-Mai. En attendant que le cadre légal soit clarifié, les inspecteurs du travail devront faire au cas par cas.


Publié le 01/05/2026 09:24



Mis à jour le 01/05/2026 09:26

Temps de lecture : 1min

Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône (Nelly Assenat)

« C’est stupéfiant que le gouvernement donne à demi-mot des consignes visant à désobéir à la loi », indique vendredi 1er mai sur ICI Provence, Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise et député des Bouches-du-Rhône alors que la Direction générale du Travail suggère aux agents, dans une note, de prendre en compte le « dialogue social » dans les contrôles des boulangers et fleuristes en ce 1er-Mai.

« J’espère que l’inspection du travail va faire des contrôles aujourd’hui et protéger les salariés s’il y a des abus », explique Manuel Bompard, car « la loi prévoit que le 1er-Mai est férié et que les salariés ne peuvent être contraints de venir travailler ».

Quant à la question du volontariat de certains salariés, souhaitant travailler le 1er-Mai, le député LFI des Bouches-du-Rhône dit « ne pas croire que les salariés sont volontaires de façon générale ». Pour lui, il faut surtout prendre en compte le fait qu' »il est difficile pour un salarié de refuser de travailler, de dire non » à son patron.

Et face à certains salariés souhaitant travailler en ce jour férié, payé double, alors que le pouvoir d’achat est en berne, Manuel Bompard affirme que « s’il y a effectivement un problème de pouvoir d’achat dans ce pays, c’est vraiment un mensonge de faire croire aux gens qu’on va le régler en leur permettant de travailler le 1er-Mai ». « On le règle par l’augmentation des salaires et des mesures sur les prix », ajoute l’insoumis.

En principe, le 1er mai est un jour chômé. Toutefois, la loi prévoit des exceptions pour les entreprises et les services publics dont l’activité ne peut être interrompue, mais sans préciser les métiers concernés, laissant la place aux interprétations. Une proposition de loi portée notamment par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal prévoyait la possibilité d’y inclure les commerces de bouche, les fleuristes et les établissements culturels mais, devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement a reculé et recentré cette possibilité sur les seuls artisans boulangers et fleuristes, sous réserve d’accords dans ces branches, avec un projet de loi qui devrait entrer en vigueur avant le 1er-Mai 2027.


Source:

www.franceinfo.fr

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