L’élection présidentielle compte un prétendant de plus. Bernard Cazeneuve se dit « prêt à être candidat en 2027 », dans un entretien publié par Le Figaro mardi 28 avril. L’ancien premier ministre et ancien ministre de l’intérieur, qui a quitté le Parti socialiste en 2022 et créé son mouvement La Convention, revendique avoir « rassemblé des élus locaux et nationaux de sensibilités différentes, tous situés au centre gauche ou à gauche », pour élaborer un projet.
« Le paysage politique est dominé par deux dégagismes qui ont des caractéristiques communes et s’entretiennent l’un l’autre », analyse M. Cazeneuve pour justifier sa candidature : « Le dégagisme d’extrême droite prend prétexte des outrances de l’extrême gauche pour expliquer que l’heure est venue du parti de l’ordre. Le dégagisme d’extrême gauche brandit le danger du fascisme pour expliquer que le rassemblement autour de lui relève d’une urgence absolue. »
L’ancien premier ministre de François Hollande entend donc « créer les conditions d’un rassemblement le plus large possible autour d’un projet responsable et crédible ». Il faut, dit-il, « qu’une agrégation s’opère, qui permette au candidat qui l’incarnera d’être présent au second tour de l’élection présidentielle et de la gagner ».
Se réclamant du centre gauche, M. Cazeneuve prend ses distances avec François Hollande et critique le projet du Parti socialiste et sa relation avec La France insoumise. « Il y a dans ce projet beaucoup d’angles morts, qui s’expliquent par la volonté de ses rédacteurs de ménager à tout prix des partenaires », estime M. Cazeneuve.
Manuel Valls « attend des réponses »
« La gauche, ce n’est pas le gauchisme », affirme l’ancien socialiste, qui récuse dans cet entretien toute proximité avec la droite : « La droite fait les yeux de Chimène à l’extrême droite. Je la combats résolument », dit-il.
Plus tôt dans la journée, c’est Manuel Valls, lui aussi ancien premier ministre et ancien ministre de l’intérieur de François Hollande, qui déclarait sur BFM-TV ne pas exclure une candidature à l’élection présidentielle de 2027. « Je verrai ce que je ferai à l’automne, mais je pense que les idées que je défends seront au cœur de la campagne, j’attends des réponses », a prévenu M. Valls.
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