L’attaque menée par des djihadistes et des rebelles touareg samedi dans la ville malienne de Kati, fief de la junte au pouvoir, a coûté la vie à au moins 23 personnes, civils et militaires, a déclaré, mardi 28 avril, à l’Agence France-Presse (AFP) une source hospitalière sous couvert d’anonymat. Un précédent bilan de ces attaques, établi par la junte et annoncé samedi soir, faisait état de 16 blessés civils et militaires.
C’est aussi dans cette attaque à Kati, menée par « un véhicule piégé conduit par un kamikaze », que le ministre de la défense malien, Sadio Camara, a été tué.
Le chef de la junte, le général Assimi Goïta, qui n’était plus apparu et dont on ignorait le sort depuis les attaques, a reçu mardi l’ambassadeur de Russie dans le pays, selon la présidence malienne qui a publié des photos de l’entretien.
L’armée abandonne des positions dans la région de Gao
La situation reste confuse dans le pays sahélien, frappé depuis samedi par une série d’attaques coordonnées lancées par des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), affiliés à Al-Qaida, alliés à la rébellion indépendantiste touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques de la junte. Ces attaques ont fait perdre le contrôle de la ville de Kidal à la junte.
L’armée malienne a abandonné certaines de ses positions dans la région de Gao (Nord), ont fait savoir mardi des sources locales. Gao est la deuxième région militaire du Mali après la ville garnison de Kati, qui a été le théâtre de violents combats samedi et dimanche. « Les militaires ont abandonné leur position à Labbezanga, situé près de la frontière du Niger. Ils se sont repliés vers Ansongo », a déclaré à l’AFP un élu local sous couvert d’anonymat.
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