Publié le 25/04/2026 22:32
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
Il est annoncé comme le cycliste que la France attendait, capable un jour de bousculer la hiérarchie sur le Tour de France. Il s’appelle Paul Seixas, il n’a que 19 ans et vient de remporter une grande classique, la Flèche Wallonne, avant de prendre dimanche 26 avril le départ de Liège-Bastogne-Liège.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
En moins d’un an, il a gagné le surnom de prodige français. Et si, avec Paul Seixas, 19 ans, nouveau chouchou du public, la France tenait enfin le successeur de Bernard Hinault, dernier vainqueur tricolore du Tour de France il y a 41 ans ? Avec déjà cinq victoires cette année, dont la prestigieuse Flèche Wallonne, Paul Seixas est devenu un phénomène de précocité, qui étonne même le principal intéressé. « Je me dis encore que l’année dernière, je l’ai regardé à la télé, et cette année, je viens pour ma première participation où je gagne, c’est vraiment incroyable », déclare le coureur cycliste Decathlon-CMA CGM, le mercredi 22 avril.
Ce jour-là, en Belgique, le grimpeur a dompté la montée finale, en 2 minutes et 43 secondes. C’est plus rapide que le meilleur temps de Tadej Pogacar, quadruple vainqueur de la Grande Boucle. « À 19 ans, il a la maturité d’un champion de 27 ans. Il est très précoce finalement, ça, ce n’est pas une nouveauté, on le remarque à chaque course, mais il est tellement efficace qu’il est bluffant. Il m’impressionne beaucoup », commente Laurent Jalabert, vainqueur du Tour d’Espagne en 1995.
Le jeune Paul donne ses premiers coups de pédale à Lyon (Rhône), sa ville d’origine. Une personnalité effacée, timide, mais qui, sur un vélo, se montre redoutable. Capable de battre ses entraîneurs dès l’âge de 10 ans. « L’exercice consistait à monter une côte de 1,5 km à cadence régulière. Lui, part en sprint. Et moi, je me mets derrière lui. Et au bout d’un kilomètre, j’ai explosé. Et lui, il a continué. En discutant avec les collègues, on s’est dit, il y a quelque chose… », se rappelle Guy Chabrier, premier entraîneur de Paul Seixas – Lyon Sprint Evolution.
Surclassée, la pépite Seixas s’affirme et s’allonge. Aujourd’hui, le Français pèse 64 kg pour 1,86 m, un grand gabarit, l’un de ses nombreux atouts. « Il y a une grosse part de génétique, ça c’est clair. Il y a une énorme part de travail. Et après, il y a ce qui fait la différence : le côté mental, l’entourage, la science de la course. Depuis Bernard Hinault, il est évident qu’au niveau français, nous n’avions pas un tel potentiel pour gagner le Tour de France », assure Thomas Voeckler, double champion de France de cyclisme sur route et consultant France Télévisions.
Avant de décider s’il participera à son premier Tour de France cet été, Paul Seixas a une nouvelle occasion dimanche 26 avril, contre Tadej Pogacar, de briller.
Source:
www.franceinfo.fr

