Au total, la plateforme Signal-Sports a reçu 872 signalements en 2025 qui ont donné lieu à une enquête administrative, contre 532 l’année précédente.
Publié le 23/04/2026 20:32
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« C’est le reflet que la libération de la parole devient effective du côté des victimes ou des personnes de l’entourage », réagit jeudi 23 avril sur France Inter Marina Ferrari, la ministre des Sports, qui a présenté les chiffres des signalements de violences notamment sexistes et sexuelles dans le sport lors d’une conférence de presse. En 2025, un total de 872 signalements a été reçu sur la plateforme Signal-Sports et a entraîné une enquête administrative, contre 532 l’année précédente et 363 en 2023. Ils concernaient à 60% des faits de violences sexistes et sexuelles, a indiqué le ministère des Sports qui précise que les trois quarts des personnes « mises en cause » sont des éducateurs.
« Tout le monde peut saisir la plateforme Signal-Sports, même quand on est témoin d’un fait », précise la ministre. Marina Ferrari, salue « tout le travail qui a été fait depuis 2020 » par ses prédécesseurs, notamment « Roxana Maracineanu, puisque c’est elle qui a été à l’origine de la création de cette plateforme ». Elle ne nie pas non plus le « phénomène de fond » que sont ces violences dans le sport « contre lequel nous sommes fortement mobilisés », assure-t-elle.
La ministre des Sports n’a pas souhaité préciser dans quelles disciplines il y avait plus de cas de violences recensés, pour « éviter de pointer du doigt tel ou tel au sport », dit-elle. Selon Marina Ferrari, « si on peut avoir des sports dans lesquels on a plus de cas » de violences, « c’est aussi parce que le travail est peut-être bien fait ». « On a amélioré la communication » et « il y a une meilleure prise en compte de ces phénomènes au sein des fédérations sportives », argumente la ministre.
« Vous imaginez bien que quand vous avez une fédération sportive qui compte des centaines de milliers de licenciés, forcément, statistiquement, vous avez malheureusement, plus de cas qui peuvent nous remonter. Donc, c’est pour ça que je suis très prudente par rapport au fait que l’on essaye de pointer telle ou telle discipline sportive », nuance Marina Ferrari.
Pour elle « toutes les fédérations » sont aux côtés du ministère « pour lutter contre toutes formes de violences dans le sport et en particulier les violences sexistes et sexuelles ». Elle rappelle que « dans les contrats de délégation que nous passons entre le ministère et les fédérations, il y a également l’obligation d’avoir des plans de lutte contre les violences dans le sport et contre les violences sexistes et sexuelles. Et de nombreuses fédérations, quasiment toutes, sont dotées de référents pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles », appuie la ministre des Sports.
Source:
www.franceinfo.fr

