Après avoir passé le cap des 20 ans d’existence, le quatuor américain Alter Bridge revient à l’essentiel avec son nouvel album. Mark Tremonti (guitare, chant) et Myles Kennedy (chant, guitare) vous expliquent tout.
18 avril 1974 : naissance de Mark Tremonti, guitariste d’Alter Bridge
Vous vous préparez à trois grosses dates en France, comment vous sentez-vous ?
Mark Tremonti : Nous avions déjà fait le Zénith de Paris par le passé et nous en gardons un très bon souvenir. Les fans en France sont impliqués et passionnés, ce qui nous motive à nous donner encore plus sur scène.
Vous avez choisi de ne pas donner de titre à ce disque, pourquoi ?
MT : Lorsque nous nous sommes réunis pour le déterminer, l’un d’entre nous a dit que nous n’avions jamais fait d’album sans titre. Celui-ci synthétise tout ce que nous avons fait, de nos débuts à maintenant. C’est un bon aperçu de notre carrière, donc nous nous sommes dits que c’était l’occasion. La pochette, très simple, va dans ce sens, donc cela permet de se concentrer sur la musique.
Myles Kennedy : Si nous avions tenté de nouvelles approches sur nos disques précédents, nous avons préféré nous concentrer sur ce que nous faisions le mieux ici. Nous avons isolé l’essence d’Alter Bridge, avec de gros riffs, des paroles avec une certaine profondeur. Ainsi, le fait de ne pas lui donner de titre est apparu comme évident.
Cela demande un certain recul de déterminer son essence. Avez-vous pris du temps à la trouver ?
MT : L’alliance de belles lignes vocales et de gros riffs constitue notre essence. Au fil des années, il devient de plus en plus ardu de ne pas se répéter. Il m’est arrivé de chercher des moyens détournés de composer, avec des micro-synthétiseurs ou d’autres progressions d’accords. J’ai également essayé de m’inspirer par avec certaines instrus de rap ou des boucles étranges, afin de me poser des défis. Mais même avec une différente approche, nous finissons par revenir à nos bases.
Vous avez enregistré ce disque aux célèbres studios 5150 de Van Halen. Parlons-en.
MK : Wolfgang Van Halen nous y a gentiment invités et nous avons bien évidemment accepté ! (rires) Mark et moi avions l’impression de fouler une terre sainte, certains des riffs les plus incroyables du monde y ont été écrits ! Cela nous a motivés à nous préparer en amont et à donner le meilleur de nous-mêmes. C’est aussi une des raisons pour lesquelles ce disque est encore plus basés sur les riffs que d’habitude.
Vous êtes tous-deux guitaristes et chanteurs. Comment vous répartissez-vous les rôles ?
MK : En nous battant ! (rires) En fait, nous le savons d’office. Certaines lignes de chant correspondent naturellement à Mark, et il lui arrive de me demander de faire certains solos de guitare. Lorsque nous avions commencé, nous y allions à l’aveuglette, mais au bout de 20 ans au sein du même groupe, nous savons ce qui nous sied le mieux.
MT : Parfois, après avoir fini la pré-production, j’ai tout un tas de solos, donc j’appelle Myles pour m’aider. C’est notamment le cas dans « Isolation ».
MK : Oui, il me refile ce qu’il ne veut pas faire ! (rires)
Mathieu David
Retrouvez cet entretien avec Mark Tremonti et Myles Kennedy d’Alter Bridge dans notre hebdo n°218, disponible via nos formules d’abonnement.
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Source:
www.rollingstone.fr


