Allan Brunon, élu insoumis à la mairie de Grenoble, a participé à la manifestation qui a mené à l’interruption du concert de la DJ samedi. Il dénonce notamment une campagne de cyberharcèlement contre lui.
Publié le 23/07/2026 17:26
Mis à jour le 23/07/2026 17:48
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Le leader local des insoumis à Grenoble saisit à son tour la justice après l’affaire Barbara Butch. Allan Brunon, élu municipal LFI, a participé à la manifestation qui a contraint la DJ à interrompre son spectacle, à Grenoble, samedi. Son avocat a annoncé sur X, jeudi 23 juillet, son intention de saisir la justice après « une virulente campagne de cyberharcèlement, accompagnée de nombreuses injures, notamment à caractère raciste », à l’égard de son client. Selon Rafik Chekkat, « s’y ajoutent des diffamations, des croix gammées apposées avec son nom et des menaces à des membres de sa famille sur leurs numéros de téléphone personnels ».
La DJ Barbara Butch avait déjà annoncé jeudi dans la matinée déposer plusieurs plaintes, notamment pour provocation à la haine et à la violence. « Le débat est une liberté ; la violence est une infraction », a tancé son avocate, Audrey Msellati, en annonçant à l’AFP le dépôt de plaintes, à Grenoble et Paris, visant « notamment le mouvement de La France insoumise, certains de ses élus et représentants locaux ».
Samedi soir, à Grenoble, le concert de l’artiste juive de 45 ans avait été interrompu au bout d’une vingtaine de minutes en raison d’une action de militants propalestiniens et insoumis. Ils répondaient à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise de LFI.
Les militants lui reprochaient sa participation, en 2025, à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël et la signature d’une tribune en faveur de la proposition de loi Yadan, qui visait à « lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme », contestée et retirée depuis.
Source:
www.franceinfo.fr





