Un simple changement dans l’assiette a conduit, selon les chercheurs, à une réduction spontanée d’environ 30 % de l’apport calorique et à une perte de poids significative chez des personnes en surpoids suivies pendant 16 semaines. L’étude a comparé deux régimes distincts qui ne prescrivaient aucune restriction calorique explicite et a observé des évolutions corporelles et alimentaires différentes selon le groupe.
Les participants, recrutés parmi des adultes en situation de surpoids, ont été assignés à l’un des deux régimes et suivis sur une période de quatre mois. Les chercheurs ont recueilli des mesures de poids à intervalles réguliers ainsi que des évaluations des apports alimentaires. Aucun des régimes n’imposait de limitation chiffrée des calories ; la stratégie testée misait sur un réarrangement des choix alimentaires plutôt que sur une comptabilisation stricte des apports.
Au terme des 16 semaines, le régime qualifié de « changement dans l’assiette » a été associé à une diminution moyenne de l’apport énergétique d’environ 30 % par rapport à la ligne de base, et à une perte de poids notable chez les participants concernés. Le second régime n’a pas produit de changements aussi marqués. Les auteurs avancent plusieurs explications possibles, notamment une densité énergétique plus faible des aliments privilégiés et une meilleure satiété rapportée, qui conduiraient à une réduction spontanée des quantités consommées sans sensation de privation.
Les résultats suggèrent que des modifications de la composition des repas, plutôt que des restrictions caloriques strictes, peuvent constituer une voie efficace pour engager une perte de poids chez des personnes en surpoids. Les auteurs soulignent toutefois la nécessité d’études complémentaires pour évaluer la durabilité de ces effets à long terme, leur reproductibilité dans des populations variées, et l’impact sur d’autres paramètres de santé métabolique. Les conclusions invitent à une lecture prudente et à des recherches supplémentaires avant toute recommandation générale.


