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Mondial 2026 : la Fifa dans le viseur des associations, les atteintes aux droits humains en question

La Fifa n’a pas tenu sa promesse d’organiser la Coupe du monde « la plus inclusive », estime la Sport & Rights Alliance, qui regroupe des organisations de défense des droits, invoquant les politiques strictes des États-Unis en matière de visas qui ont ​empêché de nombreux supporters ‌de se rendre sur place, alors même que la compétition accueillait davantage d’équipes.

L’instance dirigeante ⁠du football mondial a organisé cette année la plus grande édition jamais vue de la compétition, en portant le nombre d’équipes de 32 à 48.

Mais alors que ‌la Fifa avait promis que les États-Unis – qui co-organisaient l’événement avec le Canada et le Mexique – ouvriraient ⁠leurs portes au monde entier, la Sport & Rights Alliance a souligné jeudi 16 juillet que celles-ci sont restées verrouillées pour de nombreux supporters.

« Pour un pays comme le Maroc, nous avons encore du mal à trouver la moindre ​personne, le moindre détenteur de billet, qui ait pu obtenir un visa pour la Coupe ‌du monde. Il en va de même pour l’Égypte, la Jordanie, l’Irak et l’Ouzbékistan », a déclaré Ronan Evain, directeur exécutif de Football Supporters Europe.

« La promesse de la Fifa d’accueillir le monde entier et d’unir le monde autour de la Coupe du monde a ‌largement échoué. »

La Fifa et la Maison Blanche n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.

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Un rapport sur les atteintes aux droits humains

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a déclaré au début du ​tournoi que les décisions en matière d’immigration relevaient en dernier ressort des autorités nationales, tandis que le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Markwayne Mullin, a défendu les refus de visa, affirmant que son département s’était concerté avec les responsables ​de la Fifa.

« Détendez-vous, restez calmes », tel était le message du président de la Fifa à la veille du coup ​d’envoi, alors que l’arbitre somalien de la Coupe du monde, Omar Abdulkadir Artan, s’était ​vu refuser l’entrée aux États-Unis malgré un visa en règle.

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L’administration de Donald Trump a expliqué que les États-Unis lui avaient refusé l’entrée en raison de ses liens avec des « membres présumés ​d’organisations terroristes ».

Plusieurs pays, dont le Sénégal, ont été largement en sous-effectif dans les tribunes, les États-Unis ayant suspendu la délivrance de visas à la plupart des ressortissants de ces pays.

La Sport & Rights Alliance prévoit la publication, en septembre, d’un rapport consacré aux atteintes aux droits humains recensées pendant le tournoi.

« Cette Coupe du monde a donné lieu à de nombreuses occasions de se ⁠réjouir, notamment la participation d’Haïti, la première depuis 52 ans, le parcours de Cendrillon du Cap-Vert et, bien sûr, les drapeaux arc-en-ciel flottant lors ⁠du Pride Match Day ​à Seattle », a déclaré Minky Worden, directrice des initiatives mondiales chez Human Rights Watch.

« Impossible, cependant, de fermer les yeux sur le côté sombre des politiques menées par le principal pays-hôte du tournoi. »

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Avec Reuters


Source:

www.france24.com

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