Le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem a évoqué dimanche la prochaine échéance présidentielle.
Publié le 28/06/2026 16:02
Mis à jour le 28/06/2026 17:10
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« Ce n’est pas parce qu’on n’est pas candidat à la présidentielle qu’on doit garder sa langue dans sa poche. » Jean-Noël Barrot s’est exprimé, dimanche 28 juin, devant environ 700 personnes venues à la Fête de la démocratie. Le prochain président de la République devra « s’engager à rendre le pouvoir aux Français » pour être « crédible », a notamment lancé le ministre des Affaires étrangères et vice-président du MoDem, qui a distillé quelques propositions en vue du scrutin de 2027 lors d’un rassemblement organisé à Versailles.
Jean-Noël Barrot a évoqué un « risque » de voir la présidentielle « confisquée » par le Rassemblement national et La France insoumise, « deux poisons différents » mais qu’il juge « mortels pour la démocratie et pour la France ». Chacun étant, selon lui, en quête de « boucs émissaires » : pour le RN, « l’étranger, le musulman, l’audiovisuel public » et pour LFI, « le riche, le juif, le journaliste ».
Allié avec le MoDem à Emmanuel Macron depuis 2017, le ministre a également évoqué une « fatigue démocratique » après « des décennies d’aveuglement des élites face aux grands bouleversements du monde » et leur « déni face à la colère grandissante des classes moyennes et populaires ».
Le chef de la diplomatie française a cité quelques chantiers prioritaires à ses yeux : l’organisation de l’Etat pour plus de décentralisation, le « contrat social entre générations », avec notamment l’instauration d’une retraite par points, ou encore un « pacte civique » prônant un service civique ou militaire obligatoire et le blocage des réseaux sociaux « total » s’ils ne « respectent pas nos règles ». Il estime que ces sujets devraient être soumis aux Français « par voie de référendum » dans les 100 premiers jours d’exercice du prochain président.
Sont également intervenus lors de cette Fête de la démocratie l’ancienne présidente du Medef Laurence Parisot, qui a exprimé ses « doutes » sur « la question du respect de l’Etat de droit » si le RN parvenait au pouvoir, l’économiste Philippe Aghion, le philosophe Gaspard Koenig, ou encore la cheffe d’orchestre Zahia Ziouani.
Source:
www.franceinfo.fr


