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En Norvège, chaque but d'Erling Haaland provoque un mini tremblement de terre

Ce vendredi 26 juin, la Norvège et la France se retrouvent pour un choc très attendu du groupe I de la Coupe du monde 2026, qui pourrait décider de la première place. Si la rencontre entre les deux équipes européennes se déroule à Boston, la ville de Bergen risque de trembler au rythme des actions du match, explique Wired. En effet, selon des chercheurs de l’université de la deuxième ville du pays, les célébrations des fans sont suffisamment puissantes pour être détectées par un sismomètre ultrasensible installé sur le campus. Leur trouvaille est détaillée dans un article publié dans la revue scientifique PHYS.

Observées pendant les matchs de la Norvège contre l’Irak et le Sénégal, les légères secousses ont été reconnues par l’instrument de mesure comme des microséismes. Après vérification, les scientifiques se sont rapidement aperçus que l’origine de ces petits tremblements était purement humaine. Le sismomètre, utilisé pour mesurer les mouvements de la croûte terrestre et placé dans une cave de l’Université de Bergen, est capable de détecter des vibrations infimes… comme les bonds et cris simultanés de milliers de supporters.

Une Coupe du monde mouvementée

Le 17 juin dernier, lors du match contre l’Irak remporté 4–1 par la Norvège, les chercheurs ont identifié des pics clairs correspondant aux buts, notamment ceux de l’attaquant Erling Haaland. Quelques jours plus tard, lors de la victoire 3–2 contre le Sénégal, le même schéma s’est répété: chaque but déclenchait une signature sismique reconnaissable.

Comme l’expliquent les chercheurs à l’origine de la découverte, lorsqu’une foule se lève d’un même mouvement, applaudit ou crie à l’unisson, elle produit une énergie collective suffisamment élevée pour se propager à travers les structures du bâtiment jusqu’au sol. Ce type de «séisme humain» n’est pas totalement inédit. Des concerts, des matchs de football ou d’autres grands événements ont déjà été enregistrés par des instruments géophysiques. Mais le cas de Bergen attire l’attention par la netteté du signal et la régularité du phénomène.

Pour les chercheurs Mathilde Sørensen et Lars Ottemöller, ce phénomène illustre simplement la puissance des foules. «Cela montre que Bergen est une ville pleine d’énergie», ont-ils commenté dans un communiqué, saluant au passage les performances de l’équipe nationale.

Les élans de joie des supporters en viennent presque à faire oublier les déboires autour de cette Coupe du monde. Derrière la ferveur, l’organisation même du tournoi est traversée par des tensions politiques et des restrictions d’accès qui rappellent que l’événement ne se joue pas seulement sur le terrain. Entre durcissement des conditions d’entrée, incertitudes autour des visas et circulation entravée de certaines délégations, le tournoi se trouve déjà rattrapé par des logiques de contrôle qui débordent largement le cadre sportif.


Source:

www.slate.fr

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