« Prudence parce que c’est l’annonce d’un accord qui n’est pas encore signé », a souligné le porte-parole du Rassemblement national. Il évoque notamment le flou des versions des États-Unis et de l’Iran autour du détroit d’Ormuz.
Publié le 15/06/2026 10:19
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Le porte-parole du Rassemblement national (RN), Laurent Jacobelli, a déclaré lundi 15 juin sur franceinfo accueillir avec « optimisme et prudence » l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient, estimant que plusieurs points restaient à clarifier avant sa signature annoncée vendredi à Genève.
« Prudence parce que c’est l’annonce d’un accord qui n’est pas encore signé », a souligné le porte-parole du RN, qui alerte sur des « points flous » dans le texte annoncé, notamment sur le détroit d’Ormuz. « Les États-Unis disent qu’il n’y aura pas de droit de péage. L’Iran nous dit qu’il y aura un droit de sécurisation », observe-t-il.
L’accord prévoit également la fin des hostilités au Liban. Sur ce point, le député de Moselle met en avant « une double exigence » du parti de Jordan Bardella. Avec, en premier lieu, « la paix au Liban, qui est un pays frère et dont nous voulons qu’il vive dans une démocratie sereine et apaisée, avec un peuple libre », a-t-il déclaré. « Mais nous voulons aussi qu’Israël soit protégé » car « Israël est la seule démocratie de la région » et « le Hezbollah est un ennemi ».
Il a rappelé que Marine Le Pen, cheffe des députés RN, a demandé un débat à l’Assemblée afin de définir la position française après la mission de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), grâce à l’article 50.1 de la Constitution. Le parti défend « une présence française sur le Liban pour maintenir la paix » mais « pas seulement ». Pour le RN, les forces françaises doivent également « aider au désarmement du Hezbollah », estimant que cette mission de désarmement n’avait « pas été remplie » jusqu’à présent par la FINUL.
Laurent Jacobelli a également regretté l’absence de la France dans les discussions diplomatiques ayant conduit à l’accord. « La France aurait dû prendre part aux discussions depuis le début », a-t-il déclaré. « Je ne peux que me désoler que la France soit aujourd’hui diplomatiquement isolée », dit-il. Pour Laurent Jacobelli, la voix de la France sur la scène internationale est devenue « une toute petite voix fluette que plus personne n’entend ».
Le RN accueille malgré tout l’annonce de cet accord avec « optimisme » car « potentiellement les navires et les pétroliers vont pouvoir repasser par le détroit d’Ormuz et que ça pourrait casser la phase inflationniste que nous connaissons », a-t-il déclaré, espérant des effets positifs sur le portefeuille des Français, notamment grâce à une baisse des prix de l’énergie et des carburants.
Dans ce contexte, le porte-parole du RN a toutefois réaffirmé la proposition du parti de Jordan Bardella, qui vise à réduire la fiscalité sur les carburants. « Même si les prix baissent, nous continuons à demander cette baisse de la TVA », a-t-il indiqué, estimant qu’entre « 50 % et 60 % » du prix de l’essence correspondait à des taxes. Une situation qu’il juge « inacceptable ».
Source:
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