À deux semaines du vote sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, le Front Polisario a publié un communiqué mardi 13 octobre après des réunions à huis clos du Conseil de sécurité. Le mouvement y signale des divergences « profondes » avec la méthode déployée sur le terrain par Staffan de Mistura, l’envoyé personnel des Nations unies.
Le texte du Polisario, rendu public à l’issue des échanges, critique la manière dont les missions et consultations ont été menées récemment. Il met en lumière un désaccord sur la conduite du processus politique que facilite la mission MINURSO, créée pour garantir notamment le suivi du cessez-le-feu et préparer, à l’origine, un référendum d’autodétermination.
Cette prise de position intervient dans un contexte diplomatique sensible : le renouvellement de la MINURSO est soumis à un vote au Conseil de sécurité dans les prochains jours. Les réunions à huis clos montrent que les membres du Conseil cherchent à trouver un texte qui puisse obtenir un consensus, alors que les positions des parties prenantes demeurent éloignées sur les modalités d’avancement du dossier.
Les déclarations du Front Polisario soulèvent des questions pratiques pour la poursuite du mandat onusien et pour la crédibilité du processus. L’attention est désormais portée sur les délibérations au Secrétariat des Nations unies et sur la capacité des acteurs internationaux à rapprocher des positions difficiles. Le vote à venir déterminera, pour une nouvelle période, le cadre dans lequel la MINURSO poursuivra ses activités et les conditions d’un éventuel nouveau cycle de négociations.


