Le groupe bancaire est manifestement satisfait de sa relation avec Mistral AI et de ses résultats. Après un contrat signé en 2023, puis une extension à l’échelon du groupe l’année suivante, BNP Paribas s’engage donc pour trois ans supplémentaires.
Officiellement, le renouvellement du partenariat vise à “accompagner la prochaine phase de déploiement de l’IA générative” au sein de la banque et de ses filiales. Dans cette perspective, le périmètre est d’ailleurs étendu.
Les LLM et d’autres produits Mistral AI
BNP Paribas dispose toujours d’un accès aux LLM de la startup française. Elle prévoit aussi de collaborer avec elle sur d’autres de ses solutions logicielles. Mistral Compute ? C’est à l’étude pour le moment. L’acteur de la finance annonce également vouloir co-développer avec la licorne des projets de R&D.
Dans le prolongement de la stratégie IA poursuivie par les principales banques du secteur, BNP Paribas entend concentrer ses investissements. Ainsi, le groupe met l’accent “sur des cas d’usage à forte valeur ajoutée.”
Les priorités vont notamment à la banque d’investissement (CIB) et au retail (CPBS), dans un premier temps. Une “extension progressive à l’ensemble du Groupe” est prévue. Trois domaines regroupent les cas d’usage prioritaires.
Priorité 1 : accès à la connaissance interne
Avec l’IA générative et Mistral AI, la banque souhaite déployer de la technologie afin de “faciliter l’accès aux connaissances internes et à la recherche.” Les volumes de données sont importants, croissants et hétérogènes.
La GenAI doit participer à “améliorer la recherche documentaire interne, automatiser l’extraction de données et soutenir des analyses financières complexes nécessitant le recoupement de multiples sources.”
Sur ce premier domaine, “plusieurs applications sont déjà déployées en interne”, indique la banque. Ces applications s’ajouteront à celles en cours, qu’elles soient en phase avancée de pilote ou d’expérimentation.
Priorité 2 : du on-prem sur les processus sensibles
Conformément à sa stratégie jusqu’à présent, BNP Paribas prévoit également de compléter ses capacités en IA on-prem. Les IA déployées sur son cloud privé permettront le traitement de processus qualifiés de sensibles.
Cela englobe, par exemple, le Know Your Customer (KYC), pour des raisons de sensibilité des données, de sécurité et de conformité. Le recours à l’IA pour “automatiser des tâches à faible valeur ajoutée” et “orchestrer plus efficacement les flux de travail” est aussi envisagé.
Le groupe bancaire fait en outre état d’une collaboration R&D avec Mistral AI, ainsi que du développement de “modèles spécialisés.” Le partenariat cible ici “des besoins métiers et de gestion des risques spécifiques.”
Priorités 3 : les assistants clients et collaborateurs
Enfin, le contrat entre les deux Français couvre le domaine des assistants, qu’ils s’adressent aux clients ou aux salariés. HelloïZ v2, le chatbot de Hello bank!, est l’un de ces assistants. Son lancement est intervenu cette année.
En 2026 toujours, un assistant orienté collaborateurs figure à l’agenda. L’outil a pour but de contribuer à des tâches génériques en GenAI, comme résumer, reformuler, traduire, générer des documents et faciliter l’analyse de l’information. Un SecureGPT comme en disposent les autres banques françaises.
Pour mener leurs travaux communs, BNP Paribas et Mistral annoncent une collaboration plus étroite. Des experts de la startup seront ainsi détachés auprès de la banque afin de composer des équipes mixtes. Pour le groupe, cette approche privilégie en particulier transfert de compétences et accompagnement du changement.
Source:
www.zdnet.fr

