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Périscolaire à Paris : après le procès d’un animateur accusé d’agressions sexuelles, un collectif de parents déçu des réquisitions

Le soulagement de voir l’audience se tenir a vite laissé place à la colère. Ce mardi 5 mai 2026, au terme de plus de cinq heures d’audience à huis clos, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Nicolas G., 47 ans, poursuivi pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur neuf fillettes de CM2 de l’école Titon (XIe arrondissement de Paris). Une décision qui a fait l’effet d’une douche froide pour certains parents.

Dans un communiqué publié au lendemain de l’audience, le collectif SOS Périscolaire s’insurge. « Demander 18 mois de sursis donne un signal extrêmement faible quant à la gravité des faits », écrivent les parents membres du collectif. « Quel message veut-on faire passer ? Autant dire aux enfants que ce n’est pas si grave ce qui leur est arrivé, et inviter les autres à recommencer », peut-on lire.

« Plaider la maladresse des mots est une perversion de plus »

Pour ces familles, les faits — histoires de viols racontées à des enfants de 10 ans, dessins hypersexualisés, emprise psychologique, agressions sexuelles sur trois fillettes — « ne se situent absolument pas dans une zone grise, mais bien dans la zone noire de la pédocriminalité ». Ils dénoncent également la ligne de défense de l’animateur, qui a persisté à évoquer des « remarques maladroites » : « plaider la maladresse des mots est une perversion de plus », tranchent-ils.

Les parents fondent désormais leurs espoirs sur les juges, qui prendront leur décision le 16 juin et appellent le parquet à « relever appel » dans les dix jours. « La juridiction collégiale peut bien sûr élever le quantum : nous espérons obtenir des juges une condamnation qui ira bien au-delà de ces réquisitions. Les enfants le méritent », poursuivent les parents, pour qui « il est important (…) de taper du poing sur la table, pour toutes les affaires qui suivront », citant notamment le procès d’un animateur de l’école Baudin dans quelques semaines.

Un autre communiqué pour saluer le courage des élèves

Dans un autre communiqué, plusieurs parents d’élèves de l’école Titon saluent le courage de leurs filles, qui avaient trouvé « la force de dénoncer cet homme malgré l’attachement qu’elles lui portaient », et rendaient hommage à la « chaîne de confiance » — directrice d’école, familles, services de police — qui avait permis à l’affaire d’aboutir devant la justice.

Un texte qui appelle aussi les institutions à « assumer pleinement leur part de responsabilité », visant notamment la Ville de Paris, constituée partie civile tout en ayant, selon eux, « contribué à produire des victimes » via un système défaillant.


Source:

www.leparisien.fr

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