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Élisabeth Borne annonce démissionner de la présidence du Conseil national du parti Renaissance

L’ancienne Première ministre dit ne pas « se retrouver » dans la ligne du parti.


Publié le 06/05/2026 08:45



Mis à jour le 06/05/2026 11:11

Temps de lecture : 2min

L’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, le 6 mai 2026 sur France Inter. (FRANCE INTER / RADIO FRANCE)

Élisabeth Borne annonce mercredi 6 mai sur France Inter démissionner de la présidence du Conseil national du parti Renaissance. L’ancienne Première ministre déclare qu’elle « ne se retrouve pas » dans la ligne du parti. Elle va créer sa propre structure.

« Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance, donc j’ai décidé de démissionner du Conseil national de Renaissance, de me mettre en retrait du bureau exécutif et de me consacrer à la structure que j’ai créée, Bâtissons ensemble, qui est un espace ouvert et qui a vocation à rassembler au-delà des partis, à animer des débats dans des territoires pour faire émerger des propositions concrètes », explique l’ancienne Première ministre. Elle précise toutefois rester adhérente de Renaissance « parce que c’est un parti auquel [elle] suis attachée. C’est mon histoire politique ! ».

Le Conseil national de Renaissance doit se réunir le 12 mai pour décider si Gabriel Attal, secrétaire général, est désigné candidat du parti, ou si une primaire interne est organisée. L’ancienne Première ministre a multiplié ces derniers mois les signes de distanciation à l’égard de son successeur au gouvernement, dont la candidature à l’Élysée ne fait aucun doute.

Pour autant, Élisabeth Borne affirme ne pas être candidate à la présidentielle de 2027. « Ce n’est pas du tout le sens de ma démarche et je pense qu’aujourd’hui, on a pléthore de candidats », explique-t-elle, disant vouloir « mettre sur la table des propositions », qu’elle présente dans son livre Réveillons-nous (Robert Laffont), à paraître jeudi.

Élisabeth Borne dit vouloir « avoir un espace » dans lequel « on peut se rassembler et se préoccuper de faire des propositions aux Français sur la base de valeurs auxquelles je crois fondamentalement ». La députée du Calvados met en avant la défense du droit international et de la Constitution. « Je ne supporte pas quand on met en cause le Conseil constitutionnel », explique-t-elle notamment.

« Aujourd’hui, le débat public est saturé par les propositions des extrêmes. Et donc dans ce livre, j’ai voulu dénoncer ces réponses des extrêmes et dire qu’il y a un autre chemin, mais qui suppose qu’on se retrousse les manches, qu’on se rassemble », affirme-t-elle. Elle milite pour « un rassemblement de la gauche réformiste à la droite modérée, pour apporter des vraies réponses aux Français ».

Une droite modérée dont elle exclut le patron des Républicains : « Quand j’entends Bruno Retailleau proposer un référendum sur l’immigration pour contourner la République des juges incarnée par le Conseil constitutionnel, je pense qu’on ne porte pas les mêmes choses », tacle-t-elle.

« Je suis contre un pouvoir solitaire et un peu vertical. Je pense qu’il faut respecter les corps intermédiaires, qu’il faut dialoguer avec les collectivités, qu’il faut donner toute leur place aux partenaires sociaux. »

Élisabeth Borne

à France Inter

Élisabeth Borne a aussi des critiques envers celui qui a été son président pendant un an et demi, Emmanuel Macron. « Je crois que les intuitions qui ont été portées en 2017 étaient bonnes, même si naturellement, il faut aussi tenir compte d’un monde qui a évolué depuis. Mais sur la méthode, je pense qu’il faut faire autrement », ajoute la députée. Elle propose « d’introduire une dose de proportionnelle », « un impôt minimal de 15% » sur les personnes les plus aisées et la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Intégration.


Source:

www.franceinfo.fr

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