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Hantavirus : trois cas suspects évacués du MV « Hondius » dans les prochaines heures, aucun nouveau cas symptomatique identifié à bord

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mardi 5 mai, soupçonner qu’il y ait eu une « transmission interhumaine » entre les personnes victimes d’une infection à hantavirus sur un bateau de croisière néerlandais bloqué au Cap-Vert, ayant fait trois morts. « A ce stade, a annoncé le croisiériste néerlandais Ocean Expeditions dans un communiqué à 16 heures (à Paris) , aucun nouveau cas symptomatique n’a été identifié à bord, hormis ceux déjà signalés. »

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« Compte tenu de la durée d’incubation des hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu’elles [les personnes qui sont mortes] ont été infectées en dehors du navire », et « nous pensons qu’il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit », a déclaré aux journalistes Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS.

Le navire, MV Hondius, reliait Ushuaïa, en Argentine, à l’archipel du Cap-Vert, et n’a plus que 147 personnes à bord, selon le bulletin d’information de l’OMS. Il pourra quitter l’archipel après l’évacuation médicale de deux membres d’équipage malades et une personne cas contact, qui doivent être débarqués au port de la capitale, Praia, avant d’être conduits par ambulance à l’aéroport proche de la ville d’où ils seront évacués par avion, a dit mardi à l’Agence France-Presse Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert.

Le lieu de l’accostage du navire toujours inconnu

« Le plan initial était que le bateau parte d’ici pour les îles Canaries et le port de Tenerife (…), mais le bateau va peut-être se rendre directement jusqu’aux Pays-Bas », a-t-elle déclaré, précisant que des discussions étaient en cours entre les autorités de santé d’Espagne, des Pays-Bas, du Cap-Vert et l’OMS.

Un peu plus tôt, l’institution mondiale avait annoncé que l’Espagne avait accepté que le bateau de croisière, qui demeure bloqué au large au Cap-Vert, dans l’Atlantique, accoste aux Canaries. Une affirmation démentie dans la foulée par l’Espagne : le ministère de la santé espagnol ne prendra « aucune décision » sur l’accostage du navire, avait-il alerté sur X, tant que « les données épidémiologiques » n’auront pas été analysées.

« Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C’est très différent », a-t-elle ajouté. Alors que les résultats du séquençage en cours en Afrique du Sud sont attendus, seule l’espèce des Andes (observée uniquement au Chili et en Argentine), appartenant à la famille des hantavirus, peut se transmettre entre humains, selon les données connues.

Un peu plus tôt dans la journée, l’OMS avait fait savoir qu’elle effectuait des démarches pour retrouver les passagers du vol à bord duquel une croisiériste néerlandaise, victime d’une infection à hantavirus, avait été évacuée de l’île de Sainte-Hélène vers Johannesburg, en Afrique du Sud, où elle est morte à l’hôpital.

Cette Néerlandaise de 69 ans, dont le mari de 70 ans est mort à bord du bateau, avait été débarquée à Sainte-Hélène le 24 avril, « avec des symptômes gastro-intestinaux », pour ensuite embarquer le lendemain à destination de Johannesburg, précise l’OMS. Elle est morte le 26 avril et son infection à hantavirus a pu être confirmée lundi. « Des recherches ont été lancées pour retrouver les passagers de ce vol », a ajouté l’organisation dans un communiqué.

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Le navire de croisière MV « Hondius », ancré au large de Praia, au Cap-Vert, le 4 mai 2026.

L’OMS dit avoir été informée samedi que des passagers atteints d’une affection respiratoire grave se trouvaient à bord. « Au 4 mai 2026, sept cas (deux cas de hantavirus confirmés en laboratoire et cinq cas suspectés) ont été identifiés, dont trois décès, un patient dans un état critique [actuellement en soins intensifs à Johannesburg] et trois personnes » qui sont à bord, a détaillé l’OMS.

Le premier cas suspecté est celui du Néerlandais de 70 ans qui, le 6 avril, « a présenté des symptômes de fièvre, de maux de tête et de diarrhée légère à bord du navire », a expliqué l’OMS. Le 11 avril, son état s’est aggravé et il est mort le même jour. Aucun test microbiologique n’a été effectué. Un ressortissant allemand est aussi mort à bord du bateau le 2 mai, sans que la cause ait été établie, a annoncé Oceanwide Expeditions.

Le Monde avec AFP


Source:

www.lemonde.fr

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