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David Lisnard veut en finir avec "le système de mabouls" dans la santé qui oblige les Français à partir à l'étranger pour effectuer leurs études de médecine

Le candidat libéral à la présidentielle David Lisnard s’est engagé ce mardi à s’attaquer au « système de mabouls » qui régit à ses yeux le domaine de la santé en France, s’attaquant notamment à la bureaucratie en supprimant les Agences régionales de santé (ARS).

Les mêmes termes employés, mais dans un sens différent. Candidat libéral à l’élection présidentielle de 2027, David Lisnard s’est engagé, ce mardi 5 mai, à une vaste refonte du système de santé français.

S’il « a été un modèle pendant très longtemps, (…) il s’est aujourd’hui dégradé », a diagnostiqué l’actuel maire de Cannes lors d’une conférence de presse où il a présenté ses « prescriptions » pour le secteur de la santé s’il était élu président dans un an.

Après avoir visité une clinique parisienne du groupe ICPC, celui qui a claqué la porte des Républicains pour se lancer dans la présidentielle, a fustigé « une vision technocratique de l’organisation des choses ». Il propose ainsi de « libérer la sur-administration en supprimant, comme le préconise déjà le Rassemblement national, les agences régionales de santé (ARS), dont la moitié « des 9.000 effectifs seraient redéployés dans les préfectures ».

Pas assez de places dans les facs de médecine

Le président de Nouvelle Énergie a surtout dépeint la formation des médecins, dont il considère les effectifs insuffisant au regard de la demande de soins, de plus en plus croissante.

« Vous avez une demande qui augmente par le vieillissement et une offre qui se réduit par le numerus clausus au point que le nombre de médecins a diminué », s’est-il emporté.

Créé en 1971 à l’initiative des médecins libéraux qui avaient réussi à convraincre le gouvernement de l’époque à réguler le nombre de docteurs en France, le numerus clausus a été supprimé en 2020 pour être remplacé par un numerus apertus, censé accroître le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine après le concours en première année.

Il s’agissait alors de définir le nombre de place en fonction des capacités d’accueil des universités et des besoins en santé du territoire concerné, alors que 87% du pays est touché par la désertification médicale. Mais l’efficacité du numerus apertus a été jugée insuffisante et le gouvernement a décidé de la supprimer en juin 2025.

David Lisnard a ainsi dénoncé « un système de mabouls » qui oblige les Français à partir à l’étranger pour effectuer leurs études, faute de places suffisantes à pourvoir dans les universités tricolores.

Le candidat à la présidentielle a ainsi pris le contrepied d’Emmanuel Macron qui avait fustigé il y a une semaine les « mabouls qui veulent se fâcher avec l’Algérie », au détour d’une visite d’hôpital, à propos des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue) qui viennent travailler en France.

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Là où l’actuel locataire de l’Élysée dénonçait la gabegie administatif à laquelle font face des milliers de médecins diplômés en dehors de l’Union européenne pour prêter main-forte en France sans tomber dans la précarité, David Lisnard défend plutôt l’idée de former davantage de médecins en France.

Pourfendeur de la bureaucratie, David Lisnard observe que « la France dépense 60 milliards de plus que la moyenne européenne dans la santé. On n’est pas sur un problème de moyens, mais sur un problème d’affectation », a-t-il déclaré. Il affiche ainsi son intention de ramener à 23-24% « le taux de non-soignants dans les hôpitaux en France, qui est actuellement du tiers des effectifs ».


Source:

www.bfmtv.com

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