La scène se déroule le 3 avril dans l’avion présidentiel qui ramène Emmanuel Macron à Paris après deux jours de visite en Corée du Sud. Flanqué de son conseiller diplomatique, Emmanuel Bonne, le chef de l’Etat dresse le bilan de son déplacement à Séoul avec certains membres de la délégation. Lorsqu’il repère Sabrina Sebaihi, présidente (Les Ecologistes) du groupe d’amitié France-Corée du Sud à l’Assemblée nationale – la députée des Hauts-de-Seine nourrit une vieille passion pour ce pays dont elle a appris la langue – il change de sujet, et de pays, et la questionne : « Alors, qu’est-ce qu’on fait avec l’Algérie ? ». L’élue franco-algérienne est une habituée des débats sur les tourments entre Paris et Alger et M. Macron s’enquiert ce jour-là de son avis sur les moyens de relancer une relation encalminée.
« Le chef de l’Etat veut se réconcilier avec l’Algérie avant la fin de son mandat », comprend Mme Sebaihi. Elle n’est pas la seule à partager cette impression parmi ceux qui croisent le président de la République sur le dossier algérien. A l’évidence, M. Macron ne veut pas quitter l’Elysée sur un échec avec Alger. La déconvenue serait trop cruelle au regard de l’investissement symbolique qui avait été le sien durant son premier mandat.
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Source:
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