C’est en apparence un banal feu d’entrepôt qui aurait pu tourner au drame. Le 27 avril à 23h45, les pompiers du Val-d’Oise sont appelés pour un départ de feu dans un entrepôt situé à Sarcelles. À leur arrivée, les flammes commencent à grignoter plusieurs piles de cartons. À première vue, rien d’alarmant : des canettes de soda et des produits alimentaires entreposés.
Mais en progressant dans le bâtiment, les soldats du feu tombent sur une découverte bien plus inquiétante. Dans un coin, plusieurs centaines de cartons empilés. À l’intérieur : trois tonnes de feux d’artifice, hautement inflammables, avec un haut risque d’explosion. Le feu est rapidement maîtrisé, avant que les pompiers ne préviennent les forces de l’ordre.
De la marchandise venue de l’étranger
Sur place, les policiers découvrent à leur tour un stock très conséquent d’engins pyrotechniques. Une partie correspond à des feux d’artifice classiques, généralement utilisés lors de festivités par des professionnels. Mais d’autres cartons recèlent des mortiers d’artifice, régulièrement détournés pour des affrontements entre bandes ou pour viser les forces de l’ordre.
Le propriétaire de l’entrepôt a été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue. Si la marchandise semblait être destinée à la vente, reste à savoir comment l’homme a pu se procurer une telle quantité de matériel, normalement soumis à des règles strictes et réservé à des professionnels. Selon les premiers éléments, une partie de la marchandise pourrait provenir d’Italie, où ces produits sont plus accessibles en vente libre.
Cette découverte intervient dans un contexte déjà marqué par les dangers liés à l’utilisation de ces engins dans le département. Le week-end dernier, à Longuesse, une « baby shower » a viré au drame. Lors de cette fête organisée pour annoncer le sexe d’un futur enfant, le futur papa a été grièvement blessé au visage après l’explosion immédiate d’un mortier d’artifice, alors qu’il se trouvait à moins d’un mètre. Transporté en urgence absolue à l’hôpital, il souffre de graves brûlures.
Source:
www.leparisien.fr

