Elles sont cinq, peuvent se targuer d’avoir glané une médaille de bronze mondiale en 2024 et comptent, elles aussi, une fratrie dans leurs rangs. Les Bleues du tennis de table évoluent pourtant dans l’ombre de leurs homologues masculins, emmenés par Alexis et Félix Lebrun. Il y a deux ans en Corée du Sud, Jia Nan Yuan (24e joueuse au classement mondial), Prithika Pavade (28e), Charlotte et Camille Lutz (54e et 87e) et Audrey Zarif (113e), s’étaient, à la surprise générale, invitées sur le podium des championnats du monde par équipes. Un « exploit » alors inédit chez les dames « depuis 1991 », rappelle Christophe Legoût, directeur sportif de la Fédération française de tennis de table (FFTT).
Mais le collectif n’est pas certain de pouvoir le reproduire à Londres, où se déroule, du 2 au 10 mai, l’édition 2026 du tournoi. « Ce que l’on a fait à Busan était exceptionnel, estime Prithika Pavade auprès du Monde. Nous ne sommes pas dans la même position : on veut juste essayer de produire un bon ping. » Il faut dire que les Bleues sont échaudées par la désillusion des championnats d’Europe 2025, avec une élimination dès les phases de poules, après deux troisièmes places en 2021 et 2023. « On reste sur un gros échec, pose leur capitaine Ludovic Remy. A Londres, nous n’avons pas vraiment d’objectif, si ce n’est que chaque joueuse soit à son meilleur niveau. Mais nous avons une équipe homogène et stable, qui va plutôt dans le bon sens. »
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Source:
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