Vente de SFR : "On se pose la question de ce qu'on va devenir", déplore un délégué CFDT, alors que les salariés des boutiques sont appelés à la grève

Les trois syndicats, CFDT, Unsa et CFTC ont appelé les salariés des boutiques SFR à faire grève ce samedi.


Publié le 02/05/2026 06:49

Temps de lecture : 1min

Le logo de l’opération téléphonique SFR, à Paris, le 16 juin 2025. (Image d’illustration) (EMMA DA SILVA / AFP)

« On se pose la question de ce qu’on va devenir », déplore samedi 2 mai sur France Inter Olivier Pinto, délégué CFDT et salarié de SFR depuis 29 ans. Les trois syndicats, CFDT, Unsa et CFTC ont appelé les salariés des boutiques SFR à faire grève ce samedi, au moment où Bouygues Telecom, Free et Orange négocient le rachat de l’opérateur.

Olivier Pinto s’inquiète de la non-communication d’Altice, la maison mère de SFR, sur l’avenir des 300 boutiques et environ 2 000 employés que compte le réseau SFR Distribution, ainsi que les « 250 indépendants ». « Toutes les communications qui ont été faites récemment par nos dirigeants parlent de projets industriels, mais en aucun cas de projet social », souligne le syndicaliste. « Que va-t-on faire des salariés ? Que va-t-on faire des boutiques ? » s’inquiète-t-il.

Olivier Pinto assure qu’il n’y a pas non plus de « message de la direction sur les risques psychosociaux », alors que le groupe est « fragilisé » depuis un an. Altice France a vu ses ventes reculer de 8,4% en 2025, passant sous la barre symbolique des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. « Quand on est rentré dans les négociations exclusives [depuis le 17 avril], il y en a chez nous qui ont réagi fortement », ajoute le délégué CFDT. « Il y avait des gens en pleurs », confie Olivier Pinto.


Source:

www.franceinfo.fr

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