Publié le 02/05/2026 14:31
Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
C’est un secteur qui peine à recruter : celui de la coiffure. En cause, une rémunération faible et des horaires de travail difficiles en salon, au point qu’ils sont près de 30 000 professionnels à s’être mis à leur compte pour se lancer dans la coiffure à domicile.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Quand elle arrive chez ses clients, c’est presque comme un déménagement. Le défi pour Laura Michel : reconstituer en quelques minutes un petit salon de coiffure à domicile. « C’est plus sympa, je trouvais, pour les clientes. Je voulais amener ce petit côté un peu cosy, mais que ça reste quand même professionnel », confie la coiffeuse à domicile.
Ce jour-là, c’est pose de couleur pour sa cliente. Toutes les quatre semaines, la mère de famille s’offre une matinée coiffure avec une professionnelle, devenue son amie. « Je l’ai carrément pour moi. C’est un peu égoïste », lance-t-elle. « Puis on peut parler de choses perso finalement sans avoir les autres qui écoutent », ajoute-t-elle.
Un temps pour soi, mais se faire coiffer avec deux enfants à la maison permet aussi de faire plusieurs choses à la fois, comme un peu de récitation avec le petit dernier. Et pendant que la couleur pose, c’est au tour de l’aîné de s’offrir la coupe de ses rêves. Après plus de deux heures de travail et de papotage, le résultat est concluant et Laura Michel pense déjà à la suite. « Ce que j’aime aussi, c’est me déplacer, avoir le petit moment en voiture qui me détend en fait », partage la professionnelle.
Voilà trois ans qu’elle a quitté le salon où elle était employée pour créer son entreprise de coiffure à domicile. « On n’a pas de loyer, pas d’eau, pas d’électricité », justifie-t-elle. Avec parfois une dizaine de clients par jour dans les environs de Tourrettes-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes, elle gagne mieux sa vie qu’avant, au prix d’horaires plus flexibles.
Dernier rendez-vous en fin d’après-midi chez une habituée. « Je me retrouve souvent à faire en fin de journée l’apéro avec les clients », partage Laura Michel. Elle installe son bac à shampoing dans la salle de bain de chaque cliente. Elle déplace plus de 20 kilos de matériel par prestation. « On n’a pas besoin de s’inscrire à la salle de sport », commente-t-elle.
Coiffer à la maison permet aussi d’instaurer une relation privilégiée avec ses clients. Les tarifs de Laura Michel sont similaires à ceux d’un salon de coiffure. La France compte près de 30 000 coiffeurs à domicile, soit un peu moins d’un tiers de la profession.
Source:
www.franceinfo.fr

