Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, était l’invité de franceinfo, vendredi 1er mai 2026.
Publié le 01/05/2026 18:49
Temps de lecture : 1min
Qui doit travailler le 1er-Mai ? Alors que certains fleuristes et boulangers attendent une évolution de la législation pour pouvoir travailler le 1er mai, la loi, qui en fait un jour férié et chômé, prévoit cependant des exceptions. Une situation qui fait débat.
« Nous attendons non pas deux ou trois activités qui pourraient bénéficier de ce 1er-Mai travaillé pour leurs salariés, mais bien l’ensemble des entreprises de proximité. C’est ça la liberté de travailler », affirme Bernard Cohen-Hadad, président de la CPME Paris, organisation patronale dédiée aux TPE-PME.
Bernard Cohen-Hadad pointe une « avancée sur le débat médiatique, mais sur le plan de la loi, il n’y a pas de changement, juste des belles paroles. Peut mieux faire ». « Écoutons ceux qui veulent travailler. Ça ne veut pas dire d’interdire aux autres de respecter ce symbole du travail et de pouvoir défiler ou se reposer », avance le patron de la CPME.
Selon lui, le débat autour du volontariat des salariés qui n’en serait pas un est un « discours daté » depuis la crise du Covid-19. « Il y a une autre relation au travail. Paradoxalement, il y a aujourd’hui une meilleure égalité entre l’employeur et le salarié. Il y a aussi une autre façon de penser le dialogue social dans l’entreprise. »
« Les salaires n’augmentent pas, car les charges sont toujours plus importantes sur les salaires moyens », déplore Bernard Cohen-Hadad. « Faisons cette révolution de désmicardisation. Faisons en sorte de libérer les salaires sur les tranches supérieures au Smic », plaide le président de la CPME Paris. Il alerte sur « un vrai problème de pouvoir d’achat pour nos entrepreneurs indépendants, commerçants, artisans, patrons de TPE et pour les collaborateurs » et invite à ouvrir les yeux sur « les problèmes de fin de mois » qui sont « valables pour tout le monde aujourd’hui. »
Source:
www.franceinfo.fr

