La Croix : Vous rentrez tout juste d’un déplacement au Liban auprès des chrétiens qui font face à une nouvelle crise. Que pouvez-vous nous dire de la situation ?
Benoît de Blanpré : La guerre est omniprésente, elle est dans tous les esprits, toutes les conversations. Tout le monde est touché directement ou indirectement. Le cessez-le-feu n’est que de façade car les combats continuent dans le Sud. Au-dessus de Beyrouth, des drones israéliens surveillent constamment la ville, on les entend, on les voit. On sait que la guerre peut s’abattre à nouveau, à n’importe quel moment. Ça crée un sentiment d’instabilité, de peur, d’incertitude permanente. La population est épuisée. Pour les Libanais, à chaque jour suffit sa peine.
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Source:
www.la-croix.com

