Donald Trump a annoncé, mercredi 29 avril, qu’il envisageait de diminuer les troupes américaines stationnées en Allemagne. « Les Etats-Unis étudient et examinent actuellement la possibilité d’une réduction des effectifs militaires en Allemagne, et une décision sera prise très prochainement », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social. Cette sortie survient après des propos vindicatifs de Donald Trump contre le chancelier allemand qui avait critiqué l’absence de stratégie américaine dans la guerre en Iran.
Plus de 35 000 militaires américains se trouvaient dans des bases des Etats-Unis en Allemagne en 2024, selon le service de recherche du Congrès, mais les médias allemands estiment que leur nombre est aujourd’hui plus proche de 50 000.
Le républicain n’a cessé, lors de ses deux mandats, de critiquer vertement l’OTAN et de brandir la menace d’une réduction des troupes américaines en Allemagne et dans d’autres pays européens.
Mardi, il s’en est pris avec virulence au chancelier allemand, Friedrich Merz, l’accusant de « ne pas savoir de quoi il parlait » sur l’Iran. La veille, le dirigeant allemand avait asséné que « les Américains [n’avaient] visiblement aucune stratégie » en Iran et jugé que Téhéran « humiliait » la première puissance mondiale.
Mesures de rétorsion
Après ces diatribes et avant la décision de Donald Trump d’envisager le retrait des troupes en Allemagne, le secrétaire d’Etat américain s’est entretenu, mercredi, au téléphone avec le ministre des affaires étrangères allemand. Johann Wadephul et Marco Rubio ont abordé la question de l’Iran et l’importance de garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, selon le porte-parole du département d’Etat Tommy Pigott.
Le chancelier allemand avait tenté d’apaiser les tensions mercredi, disant que ses relations avec Donald Trump restaient « bonnes et inchangées ». Mais Washington semble déterminé à mettre en place des mesures de rétorsion à l’encontre d’alliés occidentaux pour leur manque d’engagement dans la guerre en Iran.
La semaine dernière, des médias américains rapportaient que les Etats-Unis envisageaient de suspendre l’Espagne de l’OTAN et qu’ils pourraient revoir leur position concernant les îles Malouines en réponse au manque de soutien britannique à la guerre menée contre l’Iran.
Washington a par la suite réaffirmé la neutralité concernant la souveraineté contestée des îles Malouines entre l’Argentine et le Royaume-Uni, qui se sont livrées en 1982 à une guerre courte mais sanglante pour le contrôle de l’archipel, remportée par Londres.
Source:
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