C’est un progrès, sans pour autant constituer un tournant décisif. En 2025, la planète a continué de perdre ses forêts primaires tropicales à un rythme vertigineux – plus de onze terrains de football par minute. Mais cette hémorragie a nettement ralenti par rapport à l’année précédente, grâce à des politiques plus strictes pour enrayer la coupe des arbres dans plusieurs pays. Les pressions – agriculture, exploitation minière, etc. – persistent toutefois, tandis que les incendies exacerbés par la crise climatique menacent cette embellie.
Près de 4,3 millions d’hectares de forêts tropicales primaires ont disparu en 2025, soit la taille du Danemark, selon les données de l’université américaine du Maryland publiées mercredi 29 avril par l’Observatoire mondial des forêts du World Resources Institute. Ce chiffre est en baisse de 36 % par rapport à 2024, année record marquée par des incendies hors norme. Il demeure malgré tout supérieur de 46 % à celui d’il y a dix ans.
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Source:
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