Un chapitre de l’histoire économique américaine se referme et le moins que l’on puisse dire est qu’il aura été haletant de bout en bout. Jerome Powell a dirigé, mardi 28 et mercredi 29 avril, sa dernière réunion en tant que président de la Réserve fédérale américaine (Fed). Dans le même temps, son successeur désigné, Kevin Warsh, a obtenu la validation du comité bancaire du Sénat, une étape décisive pavant la voie à sa nomination, à la mi-mai.
L’enjeu de ce Federal Open Market Committee était moins la question des taux directeurs, maintenus à leur niveau actuel, entre 3,5 % et 3,75 %, conformément aux attentes des investisseurs, que de mesurer le legs laissé par le 16e président de la banque centrale des Etats-Unis. Que restera-t-il de l’ère Powell, si riche en événements planétaires, de la pandémie de 2020 à la guerre en Iran dans les derniers jours de sa présidence ?
Les manuels de politique monétaire retiendront certainement le soutien apporté à l’économie américaine et internationale, en coordination avec les autres grandes banques centrales, au moment de l’irruption du Covid-19 et de la mise à l’arrêt d’une grande partie des activités à travers le monde. L’emploi de tous les outils à disposition de la Fed, même ceux dits « non conventionnels », a permis d’adoucir quelque peu le choc, dessinant une méthode pour les futurs banquiers centraux pris au cœur d’un cyclone.
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Source:
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