Les méthodes utilisées par certains multiplexes pour affaiblir les petites salles de cinéma proches, au motif qu’elles seraient susceptibles de leur faire de l’ombre, peuvent être musclées. Dans un mail envoyé le 3 mars que Le Monde a pu consulter, Thomas Graux, responsable de programmation de Megarama, qui compte une trentaine de multiplexes en France, soit plus de 260 écrans, a adressé à tous les distributeurs – Pathé, SND (M6), Paramount, Sony Pictures, Gaumont, UGC, Apollo, Metropolitan, Canal+, Diaphana, Memento, Ad Vitam, Pyramide, Le Pacte, Haut et court… – la liste des « cinémas municipaux qui génèrent une distorsion de concurrence en termes d’exposition et en termes de prix des places pour les films en sortie nationale par rapport à plusieurs de nos cinémas ».
Il est vrai que les salles dépendantes des municipalités peuvent offrir des tarifs subventionnés un peu plus bas, afin de permettre à un public plus large d’accéder aux films. Thomas Graux cite notamment le Centre des Bords de Marne (CDBM) au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne), le Lido à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), le Jacques-Prévert aux Ulis (Essonne), Le Domino à Méru (Oise) ou encore la salle Les Bains Douches à Montbéliard (Doubs), tous situés à quelques kilomètres d’un Megarama.
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Source:
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