Fayard : un collectif de 70 auteurs porte le fer contre Bolloré

En se rapprochant du collectif Grasset, né après l’éviction d’Olivier Nora, les auteurs de Fayard déplacent la crise du terrain symbolique vers le droit : comment quitter une maison dont la ligne éditoriale change profondément sans perdre le contrôle de ses livres ?

Nous reproduisons leur communiqué dans son intégralité ci-dessous : 

À la suite de la tribune publiée dans Le Monde du 16 avril par 17 universitaires appelant à une modification de la loi sur la propriété intellectuelle un collectif de 70 auteur.e.s ayant publié chez Fayard s’est constitué, autour de plusieurs objectifs : 

1/la demande de restitution des droits des ouvrages qu’ils et elles ont publié dans cette maison d’édition ;

2/le vote d’une loi instituant une clause de conscience pour les auteur.e.s, à l’image de ce qui a été créé pour les journalistes afin de leur permettre de quitter une maison d’édition en cas de modification radicale de sa ligne éditoriale ; 

À LIRE – Crise Grasset : imaginer une loi pour protéger les auteurs de Bolloré (et d’autres)

3/l’ouverture d’un débat national portant sur la concentration croissante dans le milieu de l’édition, devenue un danger pour la diversité éditoriale et la vitalité du débat démocratique ; 

4/la coordination de leur action avec le collectif d’auteur.e.s Grasset créé à la suite du limogeage d’Olivier Nora. 

Nous participons désormais aux réflexions et actions engagées par le collectif des auteurs Grasset et sommes en relation avec les parlementaires qui préparent le dépôt d’un projet de loi.

ENQUÊTE – Quitter Fayard ou Grasset sans y laisser sa plume ?

Vincent Bolloré était persuadé que l’argent peut tout. Il va découvrir que la pensée et l’intelligence peuvent devenir des armes aussi redoutables.

Crédits photo : Déborder Bolloré – ActuaLitté CC BY SA 4.0

Par Auteur invitéContact : contact@actualitte.com


Source:

actualitte.com

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