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Pour se débarrasser de votre véhicule, gare aux faux épavistes


Publié le 27/04/2026 16:17



Mis à jour le 27/04/2026 17:13

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

Comment se débarrasser de votre vieille voiture ? Il y a bien sûr la casse, mais attention aux arnaques si vous passez par un épaviste. Certains escrocs vous proposent de racheter votre vieille guimbarde rapidement, mais sans papier agréé. Le « 13 Heures » a mené l’enquête et vous conseille pour éviter les pièges.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

On les voit se multiplier aux feux tricolores, à l’entrée des agglomérations. Des petites pancartes qui proposent de racheter votre véhicule hors d’usage afin de le détruire. En contactant l’un des numéros affichés, l’opération apparaît simple et rapide. « Il faut savoir que dès que la voiture quitte votre propriété, elle est broyée instantanément », assure l’épaviste à France Télévisions. Mais, lorsqu’il est interrogé sur les démarches administratives à réaliser, l’homme reste flou. Où doit-on faire les démarches, et comment ? « C’est à vous d’envoyer votre papier que je vais vous fournir, ou sinon, vous attendez que le centre de tri le fasse à votre place », répond-il. Dans cet échange, l’épaviste ne donne aucune garantie sur la destruction immédiate du véhicule.

Pourtant, la loi l’exige, et passer outre peut être très risqué selon Vanessa Montagne, directrice générale de Recycler Mon Véhicule et spécialiste du secteur : « Seuls des centres de recyclage agréés ont le droit de détruire administrativement la carte grise de votre véhicule. Sans ça, vous continuerez de recevoir des amendes pour excès de vitesse. Votre véhicule peut être utilisé pour faire un casse. Les plaques peuvent être utilisées pour faire du trafic. Donc, c’est vraiment très important de ne pas appeler les affichettes au feu rouge »

Les journalistes de France Télévisions se sont rendus dans une casse de véhicules agréée par l’État afin de comprendre quelles étaient les bonnes pratiques. Ici, plus de 2 500 voitures sont traitées chaque année. Première différence avec les épavistes sauvages : chacune est identifiée et suit un processus de démontage, de recyclage et de collecte de ses liquides polluants.

« Notre objectif, c’est de respecter les règles de l’environnement. Quand vous cédez votre véhicule à un épaviste qui n’est pas agréé, le risque, c’est de retrouver ces polluants dans la nature », pointe Youssef Aitnaceur, chef d’équipe – Caréco à Saint-Witz (Val-d’Oise). Et l’autre avantage de cette casse agréée, c’est qu’elle est gratuite : « Zéro frais pour le particulier. Le transport est gratuit et les formalités administratives ne sont pas payantes. On se charge de toutes les démarches administratives », précise Oury Cissokho, employée – Caréco à Saint-Witz (Val-d’Oise).

Chaque année, près de 300 000 propriétaires de véhicules emprunteraient le chemin non officiel de ces faux épavistes.


Source:

www.franceinfo.fr

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