Grâce notamment à une Ambre Mwayembe de gala, l’équipe de France est toujours en course pour le Grand Chelem après sa victoire face à l’Irlande (26-7), samedi.
Publié le 25/04/2026 23:01
Mis à jour le 25/04/2026 23:30
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Elles étaient venues pour en découdre. Et les Irlandaises n’ont pas ménagé l’équipe de France, qui a sans doute livré son match le plus plein depuis le début du Tournoi, en s’imposant au bout de l’effort (26-7). Dos à dos à la pause (7-7), avec trois essais refusés pour Aoife Wafer et ses coéquipières, les Bleues ont dû puiser dans leurs réserves pour dompter l’Irlande. Mais l’ambiance du Marcel-Michelin de Clermont-Ferrand, à guichets fermés, et les coups de boutoir répétés d’Ambre Mwayembe et de la première ligne française ont fini par payer.
« Elles ont un sentiment de revanche, parce qu’elles ont l’impression d’avoir été volées [en quart de finale de la Coupe du monde], avait prévenu avant la rencontre François Ratier. Les Irlandais, ce sont des gens extrêmement passionnés, qui ne lâchent rien, ce n’est pas une légende. Et on sait que ce supplément-là, elles l’auront samedi soir ». Le nouveau sélectionneur des Bleues ne s’était pas trompé.
Percutantes dès l’entame de match, les Irlandaises ont mis à mal la défense tricolore, sous pression et très indisciplinée (9 pénalités et un carton jaune pour Pauline Barrat dès la 3e). L’Irlande s’est même offert le luxe d’ouvrir le score, rappelant aux Bleues leur première mi-temps contre le pays de Galles. Mais Ambre Mwayembe, qui a crevé l’écran dans tous les secteurs de jeu, a inscrit son premier essai avec le XV de France pour sa 22e sélection, avant d’être élue joueuse du match avec 25 plaquages. Un chiffre qui souligne que si les Françaises ont gagné aujourd’hui, elles le doivent, comme lors de leurs deux dernières rencontres, à leur activité défensive XXL avec 240 plaquages (contre 169 pour les Irlandaises).
« C’est extraordinaire, le public nous a donné ce supplément d’âme, a explosé de joie, des larmes dans la voix, Mathilde Lazarko, la talonneuse clermontoise, au micro de France Télévisions. On savait que ce ne serait pas un match facile mais ils nous ont donné du cœur ». La vista d’une Carla Arbez, encore au presque parfait au pied (un essai et trois transformations sur quatre), les cannes d’Anaïs Grando, ovationnée par son public clermontois pour son 4e essai en trois sélections, et la lucidité de Léa Champon pour le bonus ont scellé un match référence de l’ère Ratier. Les Bleues restent en course pour le Grand Chelem et la victoire dans cette édition 2026 après trois rencontres.
Source:
www.franceinfo.fr


