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Tchernobyl, quarante ans après : un choix de documentaires et fiction sur la pire catastrophe nucléaire de l’histoire

LA LISTE DE LA MATINALE

Le 26 avril 1986, à 1 h 23 et 45 secondes, le réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, située à 130 kilomètres de Kiev, explosait, libérant d’astronomiques quantités d’éléments radioactifs dans toute l’Europe. La centrale atomique, officiellement nommée « V. I Lenine », entre en fonction en 1977. Conçue pour compter à terme 12 réacteurs, elle devait devenir la plus puissante du monde et prouver la supériorité de l’URSS sur l’Occident. Retour sur un désastre toujours d’actualité, avec la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis 2022.

La catastrophe par ceux qui l’ont vécue

Sur le toit de la centrale de Tchernobyl, les « liquidateurs » ont 90 secondes pour jeter quelques pelletées de débris ultra-radioactifs dans le réacteur 4, éventré par l’explosion. Au-delà de deux minutes, c’est la mort assurée. Il faudra plus de 4 000 hommes pour venir à bout de cette tâche dantesque. Image extraite du documentaire « Tchernobyl, anatomie d’une catastrophe », d’Erica Jenkin et Tom Cook.

Le cataclysme par ceux qui l’ont vécu : secouristes, techniciens, habitants, mineurs, « liquidateurs », ingénieurs, météorologues, diplomates, journalistes, politiques, agents de la CIA… Cette série documentaire en trois parties donne la parole à des témoins de premier plan, dont certains s’expriment pour la première fois. Igor Kirschenbaum, opérateur du réacteur 4, raconte le test de sécurité sans cesse repoussé depuis sa mise en service, fin 1983, et réalisé par une équipe non préparée. Petr Khmel, l’un des premiers pompiers venus éteindre ce qu’ils croyaient être un banal incendie. Exposés à un niveau de radiation extrême, plus de la moitié de ces soldats du feu sont morts dans d’atroces souffrances en quelques jours. Quant au policier Alexei Moskalenko, chargé de la sécurité de la centrale, il patrouillait avec son coéquipier le soir du drame. Leur premier réflexe fut de se précipiter, dans « une sorte de nuage tourbillonnant d’où tombaient des cendres », sur le lieu où « la moitié du bâtiment avait été pulvérisée ».

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Source:

www.lemonde.fr

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