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Aziz Huq, professeur de droit américain : « Péter Magyar doit éviter de commettre les mêmes erreurs que Joe Biden »

L’opposition hongroise, menée par Péter Magyar, a triomphé de Viktor Orban, remportant non seulement une majorité simple, mais aussi la majorité qualifiée, nécessaire pour modifier la Constitution. Il s’agit d’un revirement spectaculaire, d’autant plus qu’Orban avait obtenu des majorités qualifiées en 2014, 2018 et 2022, ce qui lui avait permis d’ancrer son parti, le Fidesz, dans les institutions de l’Etat et la sphère publique.

Péter Magyar doit désormais tenir ses promesses sur les questions qui ont occupé une place prépondérante dans sa campagne, alors même que l’Europe est en proie à une crise énergétique et tout en rétablissant les normes démocratiques. S’il ne relève pas ces défis, les irréductibles du Fidesz au sein du gouvernement, des tribunaux et des médias feront tout ce qui est en leur pouvoir pour saper le renouveau démocratique du pays.

Les problèmes posés par l’héritage des « années Fidesz » sont considérables. Le gouvernement de Péter Magyar sera confronté à un système judiciaire rempli de personnes nommées par le Fidesz. Le président de la Cour suprême [Andras Zs. Varga] a été parachuté à son poste en 2021 pour un mandat de neuf ans, malgré les plaintes du rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance judiciaire. Trop peu de juges quitteront leurs fonctions pour que l’orientation pro-Fidesz ne s’estompe au cours du mandat de Péter Magyar. Diverses agences et administrations publiques sont également passées sous la coupe du parti d’extrême droite. Le procureur général, par exemple, a démontré une capacité infaillible à fermer les yeux sur la corruption des responsables du Fidesz. Et grâce aux alliés du Fidesz dans les médias et les universités, le parti maintiendra une emprise « tentaculaire » sur la société civile.

Rétablir la responsabilité

Face à ces défis, certains exemples étrangers peuvent être instructifs. La présidence de Joe Biden, par exemple, offre des leçons claires. D’abord, Péter Magyar doit prendre des mesures rapides et décisives pour montrer qu’il y a un prix à payer lorsqu’on s’écarte des normes juridiques et constitutionnelles. L’équipe de Joe Biden, en choisissant de ne pas faire de la sanction des actes criminels observés sous le premier mandat de Donald Trump une priorité absolue, a fait une grave erreur.

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Source:

www.lemonde.fr

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