« Soyons clairs, on ne va pas parler climat. » Monique Barbut, la ministre de la transition écologique, l’avait annoncé sans ambages à des médias et aux ONG ces dernières semaines. La France, qui organise le G7 Environnement jeudi 23 et vendredi 24 avril à Paris, a dû faire des concessions pour garder les Américains à bord. Le climat fait partie des lignes rouges de Donald Trump, président américain ouvertement climatosceptique. Le sujet ne sera donc pas abordé – du moins pas directement – lors du sommet rassemblant les ministres de l’environnement des sept plus grandes puissances mondiales (avec le Canada, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Allemagne et le Japon).
Par le passé, ces pays, responsables d’un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont pourtant su arracher des avancées pour le climat. En 2022, ils s’étaient par exemple engagés à décarboner la « majorité » de leur secteur électrique d’ici à 2035. Mais, depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, tout accord commun sur le climat est devenu impossible.
Fallait-il, dans ces conditions, décider de publier un communiqué à six ? « La priorité de la présidence, c’est de préserver l’unité du G7. Si l’on commence à parler de climat, il n’y a plus de G7 », explique-t-on au sein du ministère de la transition écologique. Le sujet reste « prioritaire », mais le G7 n’est « pas la bonne enceinte » pour l’aborder.
Il vous reste 65.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source:
www.lemonde.fr


