Le nageur quadruple champion olympique va participer aux championnats de France en juin et aux championnats d’Europe, à Paris, en août.
Publié le 22/04/2026 22:54
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Sa parole est rare depuis l’été 2024 où il avait accumulé quatre médailles d’or aux JO de Paris. Léon Marchand nous a accordé un entretien depuis chez lui à Austin, aux États-Unis, avec en tête deux objectifs majeurs cette saison : les championnats de France à la fin du mois de juin prochain, à Saint-Étienne, et surtout les championnats d’Europe à Paris en août. Ce sera la première fois que le Toulousain reviendra nager en France depuis ses exploits olympiques.
Une échéance qu’il attend avec impatience et pour laquelle il consent beaucoup d’efforts avec des grosses séances d’entraînement ces dernières semaines. « C’est un peu la première fois que le mois de mars est aussi difficile, en termes de volume, d’intensité et de difficulté à enchaîner vraiment les séances, confie le nageur. Après, en soi, l’emploi du temps était vraiment le même, on avait neuf entraînements par semaine, trois séances de muscu, c’est vraiment ce qu’on fait depuis des années, mais j’ai l’impression qu’il a quand même augmenté un peu la difficulté, donc c’était quand même un gros challenge, surtout les trois dernières semaines. »
Léon Marchand décrit sa journée et sa semaine type : « On a fait une série qui était vraiment solide, une série papillons, 72 fois 50 en grand bassin, et c’était un crawl, un papillon, deux crawls, deux papillons, trois crawls, trois papillons, et ça monte jusqu’à huit, avec des départs toutes les 40-45 secondes, c’est-à-dire que tu touches le mur à peu près 30 secondes si tu as plutôt bien nagé, et tu as 10 secondes pour repartir, et ça 72 fois. »
Bien qu’encore très jeune, le nageur toulousain, qui fêtera ses 24 ans le 17 mai prochain, constate que son corps ne réagit plus comme à ses débuts face à une charge de travail aussi importante : « Mentalement ça va, physiquement, c’est juste. C’était vraiment compliqué, parce que je n’ai plus 18 ans. Mon corps s’adaptait super bien il y a trois ou quatre ans et, là, je réagis vraiment d’une autre façon, donc j’ai dû adapter un peu aussi ma façon de récupérer, de faire les choses autour de la piscine un peu mieux qu’avant, mais ce n’est pas facile. »
À l’approche des championnats d’Europe au mois d’août, à Saint-Denis, près de Paris, Léon Marchand précise ses ambitions pour son retour en France : « L’idée c’est de battre mes records. Le programme n’est pas encore fait complètement, mais je sais que je vais faire, par exemple, le 400 mètres quatre nages le premier jour aux championnats de France et aux championnats d’Europe. Si je me qualifie, j’ai envie de battre mon record sur cette course-là. »
Conscient d’être devenu bien plus qu’un simple sportif, mais une véritable star à l’échelle mondiale, et plus encore en France, il aborde sereinement son retour à la compétition à domicile. « Je ne pense pas avoir peur de mon retour en France. En termes de popularité, je ne pense pas que ça s’est estompé. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, on verra bien », explique le nageur.
L’équilibre entre les études et la natation a toujours été important pour Léon Marchand. Désormais diplômé, il doit recréer un nouvel équilibre de vie. « Je suis plus dans mes passions qu’autre chose, donc je fais beaucoup de piano en ce moment, je regarde des séries, des films… décrit-il. Mais j’ai une vie assez ennuyeuse, j’ai envie de dire, parce qu’en dehors de l’entraînement, malheureusement, on n’a pas d’énergie. Donc, en général, on n’est pas très productif. Et après je gère ma carrière professionnelle, donc ça prend aussi du temps. »
Le nageur tricolore a été beaucoup vu, ces derniers mois avec Victor Wembanyama en NBA, mais également avec l’équipe de France de football lorsqu’elle a fait sa tournée aux États-Unis en mars dernier. « On m’a invité à voir le match des Bleus qui était à Boston contre le Brésil, raconte-t-il. C’était assez bizarre pour moi, parce que l’équipe de France de foot, je la vois à la télé, mais je ne la vois pas en vrai. Donc je me suis retrouvé d’un coup en discussion avec Didier Deschamps et Kylian Mbappé, le président de la Fédé, c’était assez dingue. » Léon Marchand aborde désormais une saison charnière et entend confirmer son statut tout en continuant à se réinventer, dans et hors des bassins.
Source:
www.franceinfo.fr

