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La « radicalité raisonnable » de Bruno Retailleau à l’épreuve de sa déclaration contre l’Espagne de Pedro Sanchez

Un oxymore comme slogan fait-il le futur président de la République à droite ? Après « le changement dans la continuité » de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 et la « rupture tranquille » de Nicolas Sarkozy en 2007, Bruno Retailleau espère séduire les Français avec sa « radicalité raisonnable ». « Radicalité » pour se démarquer de presque une décennie de macronisme, le candidat officiellement investi par Les Républicains (LR) depuis dimanche cherche aussi à se distinguer du Rassemblement national (RN) par un sérieux tout ce qu’il y aurait de plus « raisonnable ». « Je ne suis pas un démagogue », confiait récemment le président de LR.

Cette affirmation peut être questionnée après une sortie plus radicale que raisonnable visant un voisin européen : l’Espagne. Invité de LCI lundi soir, Bruno Retailleau a dit vouloir « mettre au ban des nations européennes » le pays dirigé par le premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez.

Le sénateur de Vendée justifie ce traitement de défaveur d’un membre de l’Union européenne par la récente annonce de M. Sanchez de régulariser un demi-million de personnes sans papiers pour soutenir l’économie espagnole. « On ne peut pas supporter une telle régularisation massive », dénonce M. Retailleau et d’aller encore plus loin en promettant de « rétablir les contrôles aux frontières » avec l’Espagne s’il était élu en 2027.

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Source:

www.lemonde.fr

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