Publié le 17/04/2026 17:40
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Le yo-yo, star des cours de récréation pendant de nombreuses années, revient à la mode. Les championnats de France de yo-yo se tiennent samedi 18 avril. Les prodiges de la discipline s’y confrontent.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Quentin Godet et Williams Thamrong n’ont qu’une obsession : celle de défier les lois de la gravité. Avec le yo-yo, l’un est triple champion d’Europe, l’autre sextuple champion de France. Le petit jouet constitue bien un sport. « Je n’aurais pas pensé que ça puisse être une discipline aussi poussée », reconnaît une passante, en observant les deux passionnés.
À leur niveau, même quand ils parlent, leurs doigts continuent de jouer avec la ficelle. « On a développé un sens dans les doigts qui nous permet de localiser exactement où est le yo-yo et où est-ce qu’il va atterrir. Donc, on peut se parler facilement », explique Williams Thamrong, sextuple champion de France de yo-yo.
L’invention du yo-yo remonte à plus de 2 000 ans, mais c’est au XXe siècle qu’il se popularise. On a joué au yo-yo partout, à tout âge. Puis, dans les années 2000, le jouet se perfectionne, se désolidarise de la ficelle et devient une discipline sportive où chacun a son style et sa figure préférée. « Ma spécialité, c’est le yo-yo qui se détache de la ficelle, donc il est libre au bout, et on peut quand même faire des figures incroyables où il se détache et il s’enroule à nouveau sur la ficelle », souligne Quentin Godet, triple champion d’Europe de yo-yo.
Le champion poursuit : « Quand c’est maîtrisé, que ça se fait tout seul, c’est comme une extension de nous-mêmes. On peut s’amuser, jouer, on sent l’objet, on peut dire que l’objet fait partie de nous ». Les deux prodiges s’affronteront samedi 18 avril au championnat de France. D’ici là, il leur reste quelques heures encore pour s’entraîner.
Source:
www.franceinfo.fr


